Michel Ortega Casanova, chauffeur de 54 ans, nourrissait l'espoir de déclencher une insurrection contre le régime cubain. Lors d'un affrontement tragique avec les gardes-côtes, trois autres hommes ont également perdu la vie dans les eaux territoriales de l'île.
Un allié politique de Casanova en Floride a révélé que son objectif « était de combattre une narcotyrannie criminelle et meurtrière » et de voir si cela pourrait inciter le peuple à se soulever. Wilfredo Beyra, responsable du Parti républicain de Cuba, a indiqué qu'il avait tenté de dissuader Casanova, lui conseillant d'agir avec prudence.
En réponse à cette tragédie, le gouvernement cubain a qualifié l'incident de « tentative d'infiltration à des fins terroristes » par un groupe armé d'exilés cubains. Les autorités cubaines ont divulgué les noms des occupants du bateau, dont Casanova, blessé durant l'affrontement.
Beyra a exprimé son inquiétude envers la radicalisation de certains groupes d'exilés en Floride, affirmant qu'un entraînement militaire pour lutter pour la liberté était ouvertement revendiqué. Selon les autorités cubaines, les membres de l'équipage étaient armés de matériels sophistiqués, allant des fusils d'assaut aux engins explosifs artisanaux.
Les États-Unis ont ouvert une enquête sur l'incident, tandis que le secrétaire d'État Marco Rubio a nié toute implication du gouvernement américain. Ce drame survient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et La Havane, exacerbées par l'embargo pétrolier imposé par l'administration Trump, aggravant ainsi une crise économique persistante.
Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères a mentionné que les États-Unis avaient exprimé leur volonté de collaborer à l'enquête sur cet échange de tirs meurtriers, soulignant l'importance d'élucider les circonstances entourant cet événement tragique.
Alors que le climat politique reste tendu, cet incident met en lumière les luttes internes à Cuba et les réactions passionnées des exilés cubains, exacerbées par les crises économiques et politiques. Les perspectives d'une véritable rébellion apparaissent incertaines, mais la détermination de certains à lutter pour la liberté est indéniable.







