En date du 26 février, Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela, a lancé un appel à Donald Trump pour qu'il mette un terme au "blocus et aux sanctions" qui nuisent au pays sud-américain. Cet appel fait suite à l'arrestation controversée du président Nicolas Maduro par les États-Unis.
Depuis janvier, Rodriguez, vice-présidente de Maduro, a cherché à redynamiser les relations entre Caracas et Washington, proclamées rompues depuis 2019, selon Le Monde.
Un nouveau programme de coopération
La présidente a accueilli des responsables américains, dont la cheffe de mission au Venezuela et le directeur de la CIA, pour discuter d'un rapprochement. "Que cessent le blocus et les sanctions contre le Venezuela", a-t-elle exigé lors d'une allocution diffusée à la télévision publique.
Malgré l'embargo, le Trésor américain a récemment commencé à délivrer des licences autorisant quelques multinationales à mener des opérations dans le secteur pétrolier vénézuélien, portant un espoir de relance dans un secteur crucial pour l'économie du pays, comme le souligne Libération.
Dans un discours à l'État de l'Union, Trump avait déjà fait référence aux relations établies, affirmant que les États-Unis avaient reçu plus de 80 millions de barils de pétrole du Venezuela. "Nous lançons un nouveau programme de coopération", a déclaré Rodriguez, mettant en avant un potentiel partenariat dans le secteur de l'énergie.
Afin de répondre à la pression américaine, le gouvernement vénézuélien a réformé son secteur pétrolier pour l'ouvrir davantage aux investissements privés. De plus, une loi d'amnistie a été adoptée pour libérer les prisonniers politiques, bien que l'ONG Foro Penal estime qu'il reste encore plus de 560 personnes derrière les barreaux.
Cette dynamique de négociation pourrait ouvrir une voie vers un dégel des relations, nécessaire à la reconstruction d’un pays éprouvé par des années de conflit et de sanctions.







