Téhéran (AFP) – Samedi, une série de frappes orchestrées par les États-Unis et Israël a visé l'Iran, ciblant notamment des figures clés du pouvoir iranien, dont le guide suprême Ali Khamenei, selon la radio-télévision publique israélienne KAN. En retour, la République islamique a tiré des salves de missiles, soulevant des craintes d'un conflit généralisé dans la région.

Des explosions ont été rapportées dans plusieurs villes du Golfe, abritant des bases américaines, tandis que des pays voisins ont fermé leur espace aérien par précaution.
Washington désigne cette opération, intitulée "Fureur épique", comme une réponse pour "éradiquer des menaces imminentes" émanant de l'Iran. Le président Donald Trump a même encouragé le peuple iranien à se libérer du régime actuel en lançant un message depuis sa résidence en Floride.
Au milieu des tensions, des explosions retentissent à Téhéran, où des ambulances sont aperçues sur les lieux de sinistre. Les habitants, pris de panique, cherchent refuge à l'intérieur des bâtiments ou s'empressent de récupérer leurs enfants dans les écoles. Selon des journalistes de l'AFP, des détonations sont également signalées à Ispahan, Qom et Karaj.
Des experts s'interrogent : "Les conséquences d'un tel engagement militaire pourraient être dévastatrices non seulement pour l'Iran mais pour toute la région", affirme un analyste militaire. “Il est crucial que la communauté internationale intervienne pour éviter une escalade incontrôlée.”
Une réaction immédiate de Téhéran
Les Gardiens de la Révolution, bras armé du régime iranien, ont promis de lancer une "première vague d'attaques massives" en réponse aux frappes. Les sirènes d'alerte ont retenti à Jérusalem, l'armée israélienne souhaitant préparer sa population à un éventuel contre-attaque. En conséquence, un état d'urgence a été décrété et l'espace aérien israélien a été fermé aux vols civils.
Des explosions ont été entendues jusqu’en Arabie saoudite et aux Émirats, où les autorités ont affirmé avoir intercepté plusieurs missiles. Les États-Unis, par prudence, ont conseillé à leur personnel de se mettre à l'abri dans les ambassades de la région.
Le climat international est préoccupant, avec des appels à la désescalade de la part de Moscou et de l'Union européenne. La situation est exacerbée par des tensions antérieures entre les deux nations, ravivées notamment après des manifestations réprimées en Iran en janvier dernier.
Ce nouvel épisode de violence intervient après une escalade déjà enregistrée l'année dernière, où une guerre de douze jours avait eu lieu entre Israël et l'Iran, avec une participation directe des États-Unis. La paix accordée jusque-là semblait fragile, et ces récents développements jettent une ombre sur l'avenir de la région.
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