Tête de liste pour les élections municipales à Dunkerque, Adrien Nave, a vu son investiture annulée par le Rassemblement national (RN) selon un communiqué officiel du parti. Ce retrait, daté du 1er mars, survient après la découverte d'une affiliation controversée sur sa liste, notamment celle d'un porte-parole du mouvement royaliste de l'Action française.
Dans un communiqué adressé à l'AFP, le RN, dirigé par Jordan Bardella, a pointé du doigt des manquements graves de la part de Nave. Ce dernier aurait, selon le parti, échoué à respecter les engagements pris lors de sa désignation. À cet égard, Sébastien Chenu, vice-président du RN, a dénoncé une "dissimulation délibérée" concernant les documents et la composition de la liste déposée.
Le nom de Maxence Accart, délégué départemental adjoint, initialement proposé par Nave, a été retiré de la liste officielle, créant ainsi une situation tendue et même explosive au sein du mouvement. Chenu a précisé que le candidat était convoqué en commission des conflits pour envisager une éventuelle exclusion du parti, qualifiant cet acte de trahison inacceptable.
Un mouvement d'ultra-droite en ligne de mire
De plus, Antoine La Scola, connu sur les réseaux sociaux sous le nom d'Antoine Grosjean et se présentant comme porte-parole de l'Action française, figure en position sept dans la liste, ce qui a suscité de vives critiques. Le RN a toujours cherché à se démarquer des mouvements d'extrême droite, et cette association a provoqué une onde de choc au sein de la formation.
La situation s'inscrit dans un contexte plus large de vigilance accrue du RN concernant ses candidats. En début d'année, le parti avait déjà dû retirer l'investiture de Christian Richaud Simoni pour des tweets jugés racistes et sexistes, comme l'indique Libération. Les experts estiment que ces événements reflètent des tensions croissantes au sein du RN, alors qu'il tente de maintenir une image respectabilité dans un paysage politique complexe.
Contacté par l'AFP, Adrien Nave n'a pas pu être joint dans l'immédiat. Cet incident met en lumière les défis auxquels le Rassemblement national fait face pour rester cohérent dans son message et ses affiliations, tout en naviguant dans un climat politique en constante évolution.







