En février 2025, l'armée russe n'a progressé que de 123 km², le chiffre le plus faible depuis 99 km² en avril 2024, selon une analyse de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), rapportée par l'AFP. Cette stagnation est principalement attribuée aux contre-offensives ukrainiennes, particulièrement actives dans le sud-est du pays.
Ce mois-ci, l'ISW, en collaboration avec le Critical Threats Project, a souligné que les avancées russes sont désormais sensibles aux pertes massives, tant de soldats que de matériel, depuis le début des hostilités en février 2022. Les récentes offensives ukrainiennes ont entraîné un revers pour Moscou, qui peine à maintenir sa ligne de front dans certaines zones stratégiques.
Le 15 février, l'armée ukrainienne a réussi à reprendre 61 km², soulignant ainsi l'efficacité de leurs opérations. Les Ukrainiens ont également réalisé des gains notables les 21 et 23 février, avec des avancées respectives de 55 et 51 km². Les opérations militaires ukrainiennes, boostées par des décisions stratégiques, sont par ailleurs complétées par une plus grande liberté d'action depuis que certaines technologies, comme celles d'Elon Musk, ne sont plus accessibles aux forces russes.
Malgré une poussée à l'est vers des villes comme Kramatorsk et Sloviansk, où la Russie a enregistré 158 km² de progression, la situation générale reste défavorable pour Moscou. Dans le sud, la situation s'est inversée, avec des pertes significatives de terrain. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, son pays ne se trouve pas en train de perdre la guerre, mais plutôt de regagner du terrain, en dépit des difficultés.
Après quatre ans de conflit, la Russie contrôle environ 19% du territoire ukrainien, dont une part substantielles a été conquise au début des hostilités. Cette dynamique de la guerre, marquée par des rebondissements, laisse présager des défis importants pour l’avenir des opérations militaires, tant pour Kiev que pour Moscou.







