Les bombardements israéliens sur des positions du Hezbollah au Liban ont causé la mort d'au moins 52 personnes et blessé 154 autres, selon un bilan officiel publié ce lundi 2 mars. Ce chiffre fait suite à une première estimation de 31 morts.
Les frappes concentrées sur la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans le sud et l’est du Liban, ont également provoqué le déplacement de plus de 28 500 personnes, d'après l'unité de gestion des catastrophes du gouvernement libanais.
Le gouvernement de Beyrouth a pour sa part décrété l'interdiction des activités militaires du Hezbollah après que ce dernier a tiré des roquettes vers Israël, une escalade qui pourrait plonger le pays dans une guerre régionale, comme l'indique le quotidien Le Monde.
Cette décision sans précédent intervient alors que les frappes israéliennes se multiplient, ciblant les infrastructures du Hezbollah. Selon un communiqué de l'armée israélienne, plus de 70 installations militaires, allant des dépôts d'armes aux sites de lancement de missiles, ont été détruites.
Israël intensifie ses frappes
Dans son communiqué, l'armée israélienne a précisé que ces actions visaient non seulement des infrastructures, mais aussi des commandants du Hezbollah. Les tensions dans la région ont également suscité des inquiétudes au sein de la communauté internationale. Joseph Aoun, le président libanais, a souligné la nécessité de stopper l'utilisation du Liban comme théâtre de conflit.
L'ambassade des États-Unis à Beyrouth a réitéré ses recommandations aux ressortissants américains de quitter le pays dès que possible, se conformant à un climat de sécurité de plus en plus tendu. France 24 rapporte que l’ambassadrice américaine a appelé à la fin immédiate des hostilités.
Cette escalade de violence ne fait que renforcer les divisions au sein de la société libanaise, déjà fragilisée par des années de crise économique et politique. Le risque d'un conflit prolongé pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la population civile.







