En pleine crise, l’ambassade des États-Unis à Riyad a été la cible de drones ce mardi, marquant une nouvelle escalade dans le conflit opposant Israël et les États-Unis à l'Iran. Les bombardements se poursuivent sur Téhéran et au Liban, exacerbant une situation déjà volatile.
L'Arabie saoudite, qui a déjà été frappée par des missiles iraniens, a annoncé avoir intercepté huit drones près de Riyad. Un témoin a relaté à l'AFP avoir entendu une forte explosion et ressenti une vibration dans sa maison, témoignant de la gravité de la situation.
Selon le ministère saoudien de la Défense, deux drones ont atteint l’ambassade américaine, causant un incendie mineur. L'ambassade a immédiatement conseillé à ses ressortissants de rester confinés.
Interrogé sur une éventuelle réponse militaire, le président américain Donald Trump a éludé en indiquant: "Vous le découvrirez bientôt." Alors que le conflit a plongé les marchés financiers dans l'incertitude et mis à mal les approvisionnements en pétrole, Trump a mentionné que les opérations militaires pouvaient s'étendre sur "quatre à cinq semaines", avec la possibilité d'un engagement terrestre si nécessaire.
Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a quant à lui promis une réponse rapide et décisive, tout en assurant à Fox News qu'il ne s'agirait pas d'une guerre interminable. Sur le terrain, le Pentagone a déploré la perte de six soldats américains depuis le début des hostilités.
Les frappes israéliennes s'intensifient également au Liban, visant des infrastructures du Hezbollah, un mouvement soutenu par Téhéran. Ce mardi matin, l’armée israélienne a frappé des centres de commandement à Beyrouth, incitant les habitants à évacuer les zones visées.
Parallèlement, un bombardement a eu lieu contre les locaux de la chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au Hezbollah. Dans un contexte similaire, le régime iranien a déclaré que l'armée israélienne avait démantelé des installations de médias d'État à Téhéran, tout en continuant à diffuser ses programmes.
Des explosions résonnent régulièrement dans la capitale iranienne, alimentant la peur parmi la population. Une habitante de Téhéran a déclaré à l'AFP : "Les explosions sont incessantes, provoquant un sentiment d'angoisse généralisée".
Pour justifier ces attaques, Netanyahu a évoqué l'urgence de neutraliser le programme nucléaire iranien, soulignant que les nouvelles infrastructures construites par l'Iran deviendraient bientôt "intouchables" sans un intervention rapide. Il a insisté sur le fait que l'inaction laisserait les milices iraniennes en position de menace pour les États-Unis.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a exprimé le souhait de voir un changement de régime en Iran, tout en clarifiant que ce n'était pas l'objectif primaire de la guerre. En réponse, le diplomate iranien Abbas Araghchi a dénoncé cette intervention comme étant orchestrée par Israël.
L'Iran, de son côté, a intensifié ses attaques vers Israël, et des missiles ont été interceptés au-dessus du golfe Persique. Dans cette situation chaotique, l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA) a rapporté une hausse des pertes humaines, déplorant 101 décès enregistrés en Iran en 24 heures.
Les conséquences économiques se font sentir, avec une forte hausse des prix énergétiques. Analystes et experts prévoient que le prix du pétrole pourrait rester au-dessus de 80 dollars si le conflit perdure. Chris Weston de Pepperstone a noté une flambée des coûts de transport maritime dans le Golfe et a averti que les capacités actuelles des producteurs seraient rapidement dépassées.







