Des photos récemment rendues publiques par la Maison Blanche révèlent Susie Wiles, la directrice de cabinet de Donald Trump, surveillant les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, bracelet connecté au poignet. Cette image a provoqué une onde de choc parmi les observateurs de la sécurité nationale.
En effet, la Maison Blanche a divulgué des images de Donald Trump en compagnie de ses conseillers stratégiques le 28 février, dans un cadre non précisé. On sait simplement que le président n'était pas à Washington dans la salle de situation, mais dans un bâtiment dont l’intérieur est orné de poutres en bois et de rideaux noirs.
Les utilisateurs des réseaux sociaux ont vite exprimé leur inquiétude quant à l'opportunité de porter un dispositif susceptible de transmettre des données sensibles pendant une opération aussi délicate. De nombreux commentaires soulèvent des questions sur les politiques de sécurité, notamment dans le contexte des tensions croissantes au Moyen-Orient.
Marc Caputo, journaliste d'Axios, a tenté d’éclaircir la situation. Selon lui, les autorités ont affirmé que le bracelet était un appareil électronique personnel (PED) approuvé, ce qui minimiserait les risques de violations de sécurité. « J'ai demandé des clarifications à la Maison Blanche sur le fait que Wiles ait enfreint les règles, et il m’a été répondu qu’il ne s’agissait pas d'une Apple Watch, donc aucun danger n’était à signaler », a-t-il tweeté.
« Il n’intègre ni microphone, ni GPS », défend le fabricant du bracelet
Le bracelet en question provient de la marque Whoop, spécialisée dans les technologies de suivi de la santé. Will Ahmed, le fondateur, a lui-même réagi aux préoccupations des internautes. Sur le réseau social X, il a déclaré que cet appareil n’avait ni microphone, ni GPS, ni capacité cellulaire. Il est classé depuis longtemps parmi les appareils approuvés par la NSA (National Security Agency), une autorité en charge de la sécurité des informations gouvernementales.
Selon Ahmed, l’absence de connexion 4G ou 5G joue un rôle clé dans cette approbation. « Étant donné ses performances, il est raisonnable de penser que Susie Wiles a bénéficié d'une récupération optimale et d'une fréquence cardiaque bovine au repos », a-t-il ajouté. Ces éléments montrent comment au cœur de tensions géopolitiques, même les détails apparents peuvent soulever de grandes inquiétudes de sécurité.







