Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi ce mardi 3 mars à l'attaque de drones sur une base à Abou Dhabi, qu'occupe en partie l'armée française. Cette attaque s'inscrit dans une série de frappes iraniennes sur des cibles dans le Golfe.
Barrot a souligné : "On ne peut pas affirmer avec certitude que la France était dans le viseur." Il a également précisé que les dommages constatés étaient limitées et de nature strictement matérielle. "La situation est assez sérieuse pour éviter l'emballement", a-t-il ajouté, notant que l'incident est en discussion avec les alliés dans la région.
Des Rafale dans le ciel d'Abou Dhabi
Dimanche, le ministère émirati de la Défense a confirmé l'attaque opérée par des drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a évoqué l'impact sur un hangar français adjacent, sans notifier directement l'Iran comme responsable de l'attaque.
Dans ce contexte, la France a intensifié ses opérations de surveillance aérienne au-dessus de ses installations, avec des avions Rafale mobilisés pour sécuriser l'espace aérien. Jean-Noël Barrot a réaffirmé l'engagement de la France dans la défense de ses intérêts et de ses ressortissants dans la région, garantissant que la France "ne se dérobera pas".
Des sources militaires soulignent que la présence française en tant que partenaire stratégique est essentielle pour la stabilité du Golfe, notamment dans un contexte géopolitique tendu.







