Depuis quatre jours, le régime des mollahs subit des attaques de la part d'Israël et des États-Unis, et cette pression incite certains membres de l'opposition iranienne à espérer un changement. Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), un groupe basé en exil, revendique son opposition tant à la République islamique qu'à Reza Pahlavi, le fils de l'ancien chah.
Afchine Alavi, un représentant du CNRI, explique à BFMTV leur vision sur les actions militaires et leurs ambitions de transformation. Selon lui, la stratégie du CNRI repose sur le renversement du régime par le peuple iranien, une position qui souligne que ni la guerre extérieure ni la complaisance ne sont des solutions viables.
Une réponse à l'opération américano-israélienne
Pour le CNRI, la seule issue possible est une révolution populaire. Alavi souligne que la mort d'Ali Khamenei, qui pourrait survenir de façon naturelle ou par l'action de la résistance, pourrait marquer un tournant crucial. Bien que le régime soit en déstabilisation, il subsiste encore des forces qui luttent pour maintenir le pouvoir.
Les attentes de l'opposition
« Il est temps pour le peuple iranien de revendiquer sa liberté et sa souveraineté », déclare Alavi. Le CNRI appelle à soutenir toute action qui permettrait de faire tomber le régime, en insistant sur la nécessité d'éviter d'influences étrangères. Maryam Radjavi, présidente du CNRI, a également exhorté les parties belligérantes à protéger la population civile afin d'éviter des dégâts inutiles.
Les objectifs du Conseil national de la résistance iranienne
Créé en 1980, le CNRI regroupe plusieurs partis et agit comme un parlement en exil. Son but ultime est d'instaurer une république laïque et démocratique en Iran, avec des droits garantis pour tous, y compris les femmes, qui représentent une majorité au sein de l'organisation. Dans le cadre de leur programme, des points clés incluent l'abolition de la peine de mort, l'égalité des sexes et une Iran débarrassée des armes nucléaires.
Préparations en cas de chute du régime
Le CNRI a anticipé des événements comme la crise actuelle, et prévoit de nommer un gouvernement de transition dès que le régime sera renversé. Ce gouvernement aura six mois pour organiser des élections libres, permettant ainsi au peuple de choisir ses représentants.
Une opposition en exil, mais active
Loin d'être inactive, l'organisation des Moudjahiddines du peuple iranien possède des structures robustes à l'intérieur du pays. Alavi précise que leurs unités de résistance, malgré la répression sévère, continuent leurs activités de façon audacieuse.
Réactions au soutien de Reza Pahlavi
Le CNRI s'oppose résolument à Reza Pahlavi, le fils du dernier chah, contredisant son aspiration à représenter un avenir démocratique. Alavi déclare que le peuple iranien ne veut pas revoir un dirigeant imposé de l'extérieur, soulignant que tout soutien à ce retour serait perçu comme une aberration.
« Les Iraniens veulent un futur sans oppression », conclut Alavi. « La légitimité d'un leader repose sur son soutien chez son peuple, et Pahlavi n'a pas cette légitimité. » Cette lutte s'inscrit dans un cadre plus large de quête de justice et de respect des droits de l'homme en Iran.







