Emmanuelle, une française originaire de Saint-Gaudens, se trouve avec sa famille à Dubaï, coincée depuis cinq jours en raison des conflits qui secouent le Moyen-Orient. Arrivés le 23 février, ils espèrent un retour rapide en France, mais l'incertitude est pesante.
Le ministre des affaires étrangères français a annoncé cette semaine qu'un dispositif de rapatriement est en place pour les ressortissants français en danger. Un premier vol a pu ramener des citoyens à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, mais la situation reste préoccupante pour de nombreux autres, dont Emmanuelle et sa famille, qui n'ont toujours pas de nouvelles de leur vol initialement prévu.
"Il y aurait plusieurs vols de rapatriement des ressortissants français du Moyen-Orient", a précisé le ministre. Dans ce contexte, environ 400 000 français sont dispersés dans une quinzaine de pays touchés par le conflit, selon des informations relayées par Le Monde.
Emmanuelle raconte : "Nous avons passé nos nuits dans le parking souterrain de l’hôtel. Hier, nous avons même cru pouvoir sortir, mais un missile a été intercepté juste au-dessus de nous. C'est une situation très inquiétante pour nos enfants." L'angoisse palpable la pousse à chercher des réponses auprès des autorités et de la compagnie aérienne, mais la communication reste floue.
Les conditions de séjour se révèlent éprouvantes. "Nous nous sentons plutôt isolés. Les autorités consulaires n'ont pas répondu par rapport à nos inquiétudes. Les commentaires hostiles sur les réseaux sociaux ne font qu'ajouter à notre sentiment de culpabilité", confie Emmanuelle, qui, malgré les promesses d'éventuels rapatriements, hésite à placer sa confiance dans le dispositif actuel.
Elle s'interroge : "Nous ne demandons pas de faveur, juste un retour sûr en France. Malheureusement, nous sommes laissés sans véritable soutien. Les annonces gouvernementales sont majoritairement destinées à d'autres, et l'incertitude demeure." Pour sa famille, chaque minute est cruciale, entre espoir et angoisse.







