Le 15 mars dernier, Stéphane Scotto a filmé une altercation verbale entre le maire d’Arcachon, Yves Foulon, et le candidat écologiste Vital Baude. Aujourd'hui, il a décidé d'adresser une lettre ouverte à Bruno Retailleau, l’ancien ministre de l’Intérieur et président des Républicains, pour dénoncer des déclarations qu'il juge inexactes concernant cet incident.
Dans cette lettre, datée du 28 avril 2026, Scotto met en lumière ce qu'il décrit comme une confusion intentionnelle des faits, indiquant que certaines des affirmations de Retailleau atténuent la gravité des événements. En effet, l’agression filmée montre non seulement des insultes, mais aussi des menaces explicites visant Baude et sa famille. Scotto souligne que ces actes ne s'apparentent pas à de simples dérapages, mais à des comportements inacceptables de la part d’un élu.
Bruno Retailleau avait initialement qualifié ces comportements d'« inacceptables » et appelé Foulon à présenter des excuses publiques, qui se sont limitées à des commentaires généraux. « Il n’a jamais exprimé d'excuses directement envers Vital Baude », déplore Scotto, qui insiste sur la nécessité de la responsabilité politique dans de telles situations.
Le maire d’Arcachon, Yves Foulon, a récemment évoqué la situation comme un « coup monté », mais Scotto rejette ces allégations, affirmant avoir remis l’intégralité de la vidéo aux autorités judiciaires. Cela crée un précédent inquiétant pour le respect des échanges politiques en France, où les insults semblent être en augmentation.
« En quoi une critique politique pourrait-elle constituer une circonstance atténuante à des propos aussi graves ? » a-t-il conclu dans sa lettre.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur le comportement et les responsabilités des élus, alors que le climat politique devient de plus en plus tendu. Les réactions de l’opinion publique et des autres élus seront à suivre de près dans les jours à venir.







