À Tours, la mobilisation du 1er mai 2026 a pris des allures de festival. Après le traditionnel cortège dans les rues, la journée s’est poursuivie en musique et avec des débats engagés, mêlant revendications sociales et ambiance festive.
Que serait le 1er mai sans le défilé des organisations syndicales ? Hier à Tours, toujours fidèle, des centaines de manifestants ont convergé place de la Liberté pour un départ à 10h45 du traditionnel défilé jusqu’à la place Anatole-France.
CGT et CFDT en tête, entre 1.700 personnes (selon la police) et plus de 2.000 (selon les organisateurs) ont donc déambulé au pas de sénateur dans la principale artère de Tours, fascinant passants et clients des commerces, à l'exception des boulangeries et fleuristes encore en activité.
« Le 1er mai chômé payé, c’est pas négociable »
L’occasion pour Cyril Bodier, secrétaire général de l’UD CGT 37, de dénoncer « la tentative de légalisation du travail le 1er mai » par le gouvernement. « Le 1er mai chômé payé, c’est pas négociable ! »
Avec ou sans muguet à la boutonnière, les participants ont cheminé tranquillement jusqu’à leur destination sur les coups de midi, enregistrant un rythme particulièrement décontracté de 1,6 km/h.
Sur place, les participants ont pu profiter d'un village Festi’luttes, où divers débats et échanges étaient au programme, contribuant à maintenir l’esprit combatif de la journée. Éric Sionneau, ancien syndicaliste, a rappelé l’histoire de cette tradition militairement, racontant que, « c’est Pétain, en 1941, qui a écarté l’églantine rouge au profit du muguet ».
À ce moment-là, des glaces et de la musique étaient à l’honneur, avec des performances de groupes comme Feue, SyLO et des prises de parole de penseurs comme Alice de Rochechouard et Mehdi El Afani, offrant un bel élan d'énergie et de réflexion.
À 16h30, la guinguette a vibré sous les notes de différents artistes, du rock au hip-hop, en passant par le rap engagé, évoquant des thématiques sociales pertinentes et actuelles.
Cependant, malgré cette ambiance festive, le collectif Pas d'enfant à la rue a rappelé une réalité troublante : « Cette semaine, 37 enfants ont été refusés au 115 et dorment dans la rue à Tours », soulignant que malgré les festivités, les problématiques graves demeurent.







