Lors d'un entretien avec Oumma.com, Bally Bagayoko, le maire Insoumis de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, a évoqué la possibilité d'une «insurrection populaire» si le Rassemblement national (RN) remportait les élections de 2027. Dans cette conversation, Bagayoko n'hésite pas à critiquer Emmanuel Macron, le groupe Bolloré ainsi que les partis de gauche qui s'opposent à Jean-Luc Mélenchon.
Au cours de l'entretien, il déclare : «Soit c’est nous, soit c’est eux (...) l’extrême droite», exprimant sa conviction que «le peuple se lèvera» en cas de victoire de la droite nationaliste à la présidentielle. Son intervieweur le met en garde sur les conséquences de telles déclarations, mais Bagayoko rétorque que toutes les réformes majeures en France ont résulté d'une «insurrection populaire», citant la prise de la Bastille ainsi que le mouvement des Gilets jaunes comme références.
Il déplore aussi que le mandat de Macron ait permis à l'extrême droite de se renforcer : «Sous Macron, l’extrême droite n’a jamais été aussi forte. Nous avons quasiment 140 députés racistes», faisant référence aux membres du RN à l'Assemblée nationale. Face à la surprise de son interlocuteur, il insiste : «Racistes, bien sûr», affirmant qu'ils incarnent l'héritage du Front national.
Bagayoko reproche au président d'avoir «gouverné au service d’un clan», citant la suppression de l'ISF et la crise du logement comme des exemples de son mandat. Ce n'est pas la première fois que le maire choque avec ses déclarations, puisque quelques jours auparavant, il avait provoqué une controverse en retirant le portrait de Macron de son bureau à la mairie, incitant ainsi à un rappel à l'ordre de la part du préfet de Seine-Saint-Denis.
En outre, il affiche son plein soutien à Jean-Luc Mélenchon pour 2027, appelant à une unification de la gauche derrière La France insoumise. «La gauche de rupture, c’est la France insoumise», déclare-t-il, tout en critiquant les «présentations foireuses de primaires», en particulier celles orchestrées par le Parti socialiste.
En tant que figure montante de la nouvelle génération insoumise, Bally Bagayoko est devenu un symbole de la «Nouvelle France» pour Jean-Luc Mélenchon, visant à rassembler les quartiers populaires, les héritiers de l’immigration et les électeurs abstentionnistes. Son élection à Saint-Denis a marqué une étape importante pour LFI, lui offrant la première grande ville de plus de 100 000 habitants.







