Une enquête a été initiée en avril 2024 après le signalement d'une lanceuse d'alerte en 2023 auprès du Parquet national financier (PNF), qui a déclenché des perquisitions.
À l'approche de l'élection présidentielle, Édouard Philippe, maire du Havre et ancien Premier ministre, fait face à des soupçons graves. Les investigations portent sur des allégations de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion dans la commune portuaire.
Le PNF a ouvert cette enquête suite à un signalement en septembre 2023, suivi d'une plainte déposée en juin 2025 avec constitution de partie civile. Les bureaux de l'Hôtel de ville du Havre ainsi que ceux de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole ont été perquisitionnés en avril 2024, une démarche qui a mis en lumière des pratiques contestées.
Philippe conteste ces allégations avec vigueur. Le dossier met en lumière des soupçons selon lesquels il aurait manipulé le code des marchés publics au bénéfice de l'association LH French Tech, qui est chargée de l'animation et de la gestion de la Cité numérique du Havre. Cette entité est dirigée par Stéphanie de Bazelaire, adjointe en charge de l’innovation et du numérique.
Créée en juillet 2020, LH French Tech a été le seul candidat retenu après un appel à manifestations d’intérêt de la communauté urbaine en mars 2020. L’association devait toucher environ 2,154 millions d’euros pour des missions de service public, ce qui a également suscité des interrogations sur des conflits d'intérêts potentiels.
Cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la carrière politique d’Édouard Philippe, à un moment où la confiance des électeurs est primordiale. Les experts s’accordent à dire que cette enquête pourrait influencer l’élection présidentielle de 2025, à laquelle Philippe envisage d'être candidat.







