Dans un geste inattendu, Nazim Bekhti, représentant de la gauche unie, a décidé de se retirer de la compétition municipale à Mantes-la-Ville, visant à contrer une éventuelle victoire du Rassemblement national. Ancien maire de la ville de 2014 à 2020, il a pris cette décision pour s'assurer que les voix ne se dispersent pas, favorisant ainsi la réélection du maire sortant, Sami Damergy, qui se positionne comme le principal candidat face à Cyril Nauth, le représentant du RN.
Le retrait de Bekhti semble ouvrir un boulevard pour Sami Damergy. Lors du premier tour des élections, Nazim Bekhti a obtenu 25,02% des voix, se classant derrière Cyril Nauth (27,18%) et le maire sortant, Damergy, qui a récolté 39,95% des suffrages (source : Le Parisien).
Dans un communiqué, Bekhti a exprimé son inquiétude quant à la montée de l'extrême droite tout en certifiant : « Même minime, je ne veux pas prendre le moindre risque pour Mantes-la-Ville. » Il a donc privilégié un désistement, affirmant que sa décision était mûrement réfléchie et respectueuse des valeurs qu'il défend.
Une réserve de voix limitée pour le RN
La décision de Nazim Bekhti ne surprend pas, étant donné le contexte historique de Mantes-la-Ville, où le RN avait déjà une influence notoire en 2014. Cette dynamique politique laisse présager une bataille plus serrée pour Cyril Nauth, qui, malgré un score respectable, se trouve face à un important report de voix en faveur de Damergy.
Contacté pour clarifier sa position, Bekhti a précisé qu'aucune entente n'était en cours avec le maire sortant et que ses colistiers n'intégraient pas l'équipe de Damergy. Ainsi, cette élection se présente comme un tournant décisif pour la ville et pourrait influencer le paysage politique local pour les années à venir.







