Nicolas Mayer-Rossignol, le maire socialiste sortant de Rouen, se positionne comme le rempart face à l'extrême droite lors des élections municipales de 2026. Avec 45,13% des voix au premier tour, il affirme fermement : "Le vote utile face à l'extrême droite, c'est nous". En tête des élections, il devance sa principale rivale, Marine Caron, candidate de la droite et du centre, qui obtient 24,76% des suffrages.
Les chiffres témoignent de la progression du Rassemblement National à Rouen - une tendance que Mayer-Rossignol juge inquiétante. "Ils gagnent du terrain non seulement ici, mais aussi dans toute la France et même à l'international", a-t-il déclaré lors d'une récente interview pour France Bleu. Selon lui, une partie de la droite, historiquement républicaine, a dérivé vers l'extrême droite, un mouvement qu'il qualifie de préoccupant.
Le candidat socialiste insiste sur la nécessité d'un projet solide basé sur des valeurs face à "la haine et l'intolérance". Il évoque également des promesses concrètes telles que des transports plus accessibles et moins coûteux, ainsi qu'un meilleur accès à la santé. "Est-ce qu'on veut des transports moins chers, voire gratuits pour certaines catégories de personnes ?" interpelle-t-il.
Un éclairage public controversé
Concernant les priorités locales, un sujet sensible émerge : la promesse de Marine Caron de rétablir l'éclairage public nocturne. Mayer-Rossignol, quant à lui, recadre cette affirmation en arguant qu'une telle mesure nécessiterait l'accord de la métropole et impliquerait des coûts additionnels significatifs.
"Je propose plutôt un éclairage modulé, comme ça se fait à Caen, où l’intensité lumineuse serait réduite par tranche horaire", explique-t-il, insistant sur la rationalité de ses décisions.
Réponses aux enjeux de la mobilisation électorale
En cas de réélection, il promet de continuer ses efforts pour améliorer la gratuité dans les transports, surtout pour les jeunes et les seniors. "Lorsque l'on constate le prix de l'essence actuellement, il est impensable de ne pas prioriser les transports en commun", a-t-il affirmé.
Une ligne claire contre les extrêmes
Sur le sujet des alliances, il reste ferme : "Ma liste de premier tour n'est pas celle d'un second tour. Les électeurs choisiront." Malgré des alliances observées entre certains partis à Toulouse ou Limoges, il privilégie la loyauté envers son propre électorat. Cette position témoigne d'une volonté d'inclure une gauche républicaine, qui soit à la fois féministe et laïque, loin des dérives extrêmes.
En conclusion, Mayer-Rossignol réitère son appel : "Pour vaincre l'extrême droite, le bulletin utile, c'est nous. C'est désormais très clair depuis le premier tour." Son message résonne avec ceux qui craignent une normalisation de l'extrême droite dans la sphère politique française.







