Évoquant les riches traditions du Québec et de l'Irlande, le groupe caennais Mes Souliers Sont Rouges est célèbre pour sa "chanson à répondre". Gullivan, l'un des fondateurs du groupe, partage que cette belle aventure a débuté avec le désir de créer des liens. En jouant de podorythmie, une forme de percussion avec les pieds, il perpétue une tradition québécoise répondant à l'interdiction de danser de l'Église.
Le record historique du Zénith de Caen
Le 17 mars 2011 marque une date mémorable dans le monde de la musique : le groupe parvient à remplir le Zénith de Caen avec 7.000 spectateurs, établissant ainsi un record de fréquentation inégalé dans cette salle, surpassant même des artistes internationaux. Gullivan attribue cette réussite à l'incroyable fidélité de son public normand.
L'enfance : entre silence hongrois et violon tzigane
Gullivan, né d'une mère normande et d'un père hongrois, a grandi dans un cadre musical varié, entre le piano de sa mère et les arias de son père. À l'âge de cinq ans, il fait un voyage en Hongrie, où une rencontre avec un violoniste tzigane lui laisse une empreinte indélébile, éveillant en lui une passion profonde pour la musique.
Le bras de fer avec l'industrie du disque
Malgré un ascendant sur les charts, surpassant parfois des icônes comme Madonna, Gullivan n'hésite pas en 2005 à quitter Universal, insatisfait des choix artistiques et des contrats imposés. Son désir d'autonomie le pousse à créer son propre label, garantissant ainsi sa liberté artistique.
Une nouvelle vie dédiée à la production
De nos jours, Mes Souliers Sont Rouges est en pleine renaissance. Gullivan embrasse un nouveau rôle en devenant producteur de spectacles avec sa société, À son tour, où il produit des artistes émergents comme Tristan Auber, un talent du classic-glam rock normand, et le duo Acid Cabaret, entre effeuillage burlesque et musique électronique.







