Un nombre croissant de cas de méningite à méningocoques a été signalé en Angleterre, avec un total passant de 29 à 34 cas, dont 23 confirmés. Cette épidémie, qui touche principalement les jeunes, a déjà causé la mort de deux personnes. Les autorités sanitaires ont communiqué samedi sur cette situation alarmante, indiquant que 11 cas restent sous enquête.
Une campagne de vaccination mobilisatrice
Samedi, plus de 400 personnes ont attendu pour se faire vacciner sur le campus de l'université du Kent, dans le cadre d'une campagne de vaccination contre le méningocoque B lancée par les autorités compétentes. Au total, 5 764 doses de vaccins et 11 010 doses d'antibiotiques ont été administrées dans cette région. Ce traitement vise les étudiants de l'université, ainsi que ceux ayant fréquenté la discothèque Club Chemistry à Canterbury, identifiée comme source probable de l'épidémie.
Les victimes incluent Juliette Kenny, une lycéenne de 18 ans, et un étudiant de 21 ans de l'université du Kent, décédés après avoir contracté cette infection bactérienne.
Une épidémie « sans précédent »
Bien que le Royaume-Uni vaccine les nourrissons contre le méningocoque B depuis 2015, ceux nés avant cette date demeurent vulnérables. Wes Streeting, ministre de la Santé, a décrit cette épidémie comme étant « sans précédent ». Le Premier ministre, Keir Starmer, a exhorté toute personne ayant fréquenté le Club Chemistry à se manifester pour recevoir des antibiotiques.
Anjan Ghosh, directeur de la santé publique au Kent, a mis en garde contre la possibilité de foyers sporadiques dans d'autres régions du Royaume-Uni, notamment si des étudiants ayant quitté le Kent sont encore en période d'incubation. Toutefois, il estime que ces foyers devraient être « maîtrisables », avec un faible risque de contagion.
Un cas a d'ailleurs été enregistré en France, où le ministère de la Santé a confirmé qu'une personne ayant fréquenté l'université du Kent est actuellement hospitalisée dans un état stable. Ce qui souligne l'importance d'une vigilance renforcée et d'une communication claire pour gérer cette crise sanitaire.







