Ce mercredi à Évreux, la première réunion sur la carte scolaire 2026-2027 n'a pas eu lieu, car les syndicats ont décidé de ne pas y participer. La cause de cette absence ? Une maladresse manifeste de la hiérarchie qui a suscité l'indignation des enseignants.
Les élus présents ont lu une déclaration, avant que Françoise Moncada, la directrice académique des services de l'Éducation nationale, ne clôture la réunion avec un succinct "merci, au revoir". Alors même que 66 classes doivent fermer à la rentrée prochaine, de nombreux enseignants ont reçu un courrier leur annonçant la fermeture de leur classe avant même que les instances compétentes aient eu l'occasion de se prononcer.
Une mobilisation qui fait réfléchir
Le 31 mars, date de mobilisation dans l'Éducation nationale, a amplifié la grogne. "Les collègues ont manifesté et se sont mis en grève", rapporte Mathilde Marnière, co-secrétaire départementale du SNES-FSU. La surprise a été grande lorsqu'ils ont découvert, à leur retour, des courriers annonçant la fermeture de leurs postes.
Élise Rousselin, enseignante à l'école maternelle du Petit-Charlemagne et élue SNUIpp, n'hésite pas à qualifier cette situation de "mépris" de la part de l'administration. "C'est la première fois que je reçois un arrêté avant même que toutes les instances légales se soient tenues. Cela remet en cause le rôle des syndicats dans ces discussions. À quoi servent-elles ?" s'interroge-t-elle.
Certains évoquent une erreur de l'inspection académique, ayant expédié ces courriers le jour même de la réunion, qui avait finalement été reportée d'une journée à cause du mouvement. Mathilde Marnière conclut en notant que "quelles que soient les circonstances, cela reste maladroit, au pire, c'est méprisant". La réunion du conseil social d'administration a été reportée au 10 avril, tandis que le conseil départemental de l'Éducation nationale se tiendra le 13 avril, durant les vacances scolaires.







