La petite école de Tonneville, intégrée à la commune déléguée de La Hague, est confrontée à la fermeture d'une de ses quatre classes pour la rentrée prochaine. Pour contrecarrer cette décision, les parents d'élèves se mobilisent et organiseront une action symbolique ce mardi matin, en amenant des moutons dans la cour de l'établissement.
"On n'est pas des moutons !" s'exclame Quentin Angot, l'un des parents d'élèves. Ce matin-là, dès 7h30, ils invitent tous les habitants de La Hague à se joindre à eux pour exprimer leur désaccord face à la décision de la Direction Départementale de l'Éducation Nationale.
"Quand on vit en milieu rural, autant l'être jusqu'au bout", insiste Angot. En effet, les parents estiment que fermer une classe est absurde dans une commune qui se prépare à croître, notamment avec le projet Aval d'Orano La Hague, qui devrait attirer de nouvelles familles. Il avance que le nombre d'élèves pourrait même augmenter, remettant ainsi en cause les prévisions de l'Éducation nationale.
La députée socialiste Anna Pic et le sénateur PS Sébastien Fagnen soutiendront également la mobilisation. Ce dernier exprime son inquiétude face au nombre croissant de fermetures de classes à travers la Manche et plaide pour une réflexion approfondie avant de prendre de telles décisions.
Une autre action est également prévue dans le secteur ce jour-là, dans une autre école de La Hague. En effet, la Direction de l'Éducation nationale a récemment annoncé, le 30 mars, la suppression de 56 classes pour à peine 7 nouvelles ouvertures, entraînant une vive réaction des parents. Selon les syndicats enseignants, cette réduction devrait toucher une école sur cinq, particulièrement dans les zones rurales, où l'impact est ressenti de manière aiguë.
Alors que la rentrée 2026 s'annonce avec 843 élèves en moins dans le département, les parents d'élèves de Tonneville, avec leurs moutons, espèrent convaincre les autorités de revoir leur position.







