Le village d'Alizay, bien qu'il ne compte qu'environ 1 500 âmes, montre un bel élan de solidarité envers ses jeunes. Pour la seconde année consécutive, la commune a décidé de financer le BAFA, le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur, en contrepartie de 72 heures de bénévolat au sein d'associations ou clubs sportifs du village. Laurent Borreman, responsable du service sport-santé de la commune, souligne : "Nous avons instauré un système qui permet aux jeunes de se former tout en contribuant à la vie communautaire".
Depuis le 18 avril, 14 jeunes de 16 à 18 ans participent à leur formation au gymnase Jean-Pierre Guerre. Ysaline Kanhan Youroba Lelong, 16 ans, confie : "J'ai découvert cette opportunité sur Facebook et je souhaitais travailler avec les enfants. C'est une excellente addition à mon CV !" Elle apprécie particulièrement de ne pas avoir à débourser les 800 euros habituellement nécessaires pour le BAFA.
Mathys Lardans, également âgé de 16 ans, considère cette initiative comme un "partenariat entre la commune et ses citoyens". La formation est ouverte aux jeunes des communes voisines, une mesure qui facilite l'accès à des formations souvent éloignées, comme Évreux ou Rouen. Certains jeunes, comme Marie, bénéficient même d'un financement de l'Agglo Seine-Eure pour leur BAFA.
Une aide précieuse pour les associations
En parallèle, les associations locales sont ravies. Baïdy Pam, responsable du Football Athlétic Club d'Alizay, souligne : "Nous avons souvent besoin d'éducateurs et de bénévoles. Accueillir des jeunes formés est bénéfique pour nous tous". Ce partenariat permet d'accroître le soutien aux activités sportives et aux événements organisés par ces structures.
Les jeunes, en encadrant diverses manifestations, acquièrent non seulement de l'expérience mais développent également des compétences précieuses. C'est un véritable gagnant-gagnant pour la commune et ses habitants.







