Lors du journal de 20 heures sur France 2, diffusé le 19 mai, une statue du XIXe siècle a été floutée pendant environ 13 secondes, suscitant un vif débat au sein du public. Ce choix controversé a entraîné des excuses de la part de la rédaction.
Sur l'écran, Benjamin Morel, un constitutionnaliste, était interviewé en arrière-plan d'une statue floutée. Située dans le square Weiden à Issy-les-Moulineaux, cette œuvre, intitulée Amour, représente un couple nu, enlacé, créant ainsi une ambiance romantique. Réalisée par le sculpteur français Louis Cosme Demaille, cette pièce est emblématique du style classique du XIXe siècle.
La raison du floutage de la statue reste floue. Diverses hypothèses circulent sur les réseaux sociaux, mêlant précautions éditoriales et questionnements techniques.
Une censure questionnée
La réaction du public a été instantanée. Sur les réseaux, des utilisateurs ont dénoncé ce que certains décrivent comme de la "pudibonderie religieuse", évoquant "l'audiovisuel halal" et la "soumission culturelle". Gilbert Collard, ancien député européen, n’a pas caché son indignation : "Le JT de France 2 floute les statues maintenant : de pire en pire!" a-t-il tweeté.
Locataires de la statue, les habitants du quartier ne comprennent pas cette décision. Comme le souligne un internaute : "On protège nos enfants des seins et de l'art occidental, mais pas des véritables dangers."
Philippe Olivier, député au Parlement européen, questionne : "Y a-t-il une prescription thécocratique qui impose cela à un service public?", tout en dénonçant une vision trop restrictive de l'art.
France 2, jusqu'alors silencieuse, a finalement reconnu une "erreur". Dans un communiqué, le média a précisé :
"Hier soir, dans un sujet sur le nombre de lois en France, nous avons diffusé par erreur une interview avec un floutage en arrière-plan. Cette initiative individuelle n’avait pas lieu d’être. Nous présentons nos excuses à nos téléspectateurs."
De nombreux internautes ont tourné l'incident en dérision, comme cette femme qui a commenté : "Respecter l'anonymat des statues, même l'Union européenne n'y avait jamais pensé!"







