Bérets, bretelles et marinières, voilà le style emblématique du Canon Français. Ce week-end, près de 3500 personnes se sont rassemblées au parc des expositions pour une célébration chaleureuse de la gastronomie traditionnelle, où le cochon, les patates et la choucroute étaient à l'honneur. Pierre Alexandre Mortemard de Boisse, co-fondateur de l'événement, a souligné l'importance de la convivialité, précisant : "Nous n'avons aucun projet politique, notre but est de rassembler les gens autour de la bonne nourriture," malgré l'implication de l'actionnaire Pierre Edouard Stérin, souvent critiqué pour ses idées d'extrême droite.
Le maire de Colmar, Eric Straumann, a également assisté à l'événement, affirmant que l’atmosphère était avant tout bon enfant, tout en notant la présence de certains élus du Rassemblement National. "Les visiteurs sont ici pour s’amuser, pas seulement pour des raisons politiques. Nous devons être présents pour notre électorat," a-t-il expliqué, instaurant une ambiance festive semblable à celle de la foire aux vins.
Célébrations sous un autre jour
À seulement quelques kilomètres, un pique-nique républicain a attiré 400 personnes au champ de Mars, organisé par des associations et des syndicats de gauche. Dominique, une participante, a exprimé ses craintes concernant l’uniformité vestimentaire au banquet : "Cela fait un peu milice, non ? Si on veut célébrer la culture française, il faut aussi reconnaître la diversité de notre gastronomie, comme le poulet aux cacahuètes," a-t-elle dit, soulignant l'importance d'inclure toutes les facettes de la tradition culinaire.
Ces deux événements, bien qu'opposés, illustrent les tensions qui traversent actuellement la société française. L'enjeu dépasse de loin la simple gastronomie ; il s'agit d'une renaissance des identités et des cultures au sein d'une nation en pleine mutation.







