La basilique de Montligeon, véritable joyau du Perche dans l'Orne, renoue avec son éclat grâce à un ambitieux chantier de restauration. L'édifice, qui attire des visiteurs du monde entier, est à la croisée de l'histoire et de la préservation architecturale.
Depuis plusieurs semaines, les artisans, dirigés par Guillaume Naveau, s'affairent sur les hauteurs de la basilique, mêlant travail de la pierre et savoir-faire traditionnel. "Nous nettoyons les pierres de taille ainsi que les sculptures à l'aide d'un karcher à vapeur", explique-t-il. "C'était le moment idéal d'intervenir pour garantir la pérennité de cet édifice remarquable." Cette opération, qui vise à conserver l'intégrité de la chapelle, intervient à un moment où les premiers signes de dégradations commençaient à apparaître, notamment au niveau des vitraux datant de 1917.
Un chantier de restauration inédit
Jamais l'édifice n'avait connu un chantier de cette envergure depuis sa construction entre 1894 et 1911. La toiture, par exemple, présentait des signes d'usure avec de l'ardoise souffrante de pierrite, signalée par Alexis Effroy, le secrétaire général du sanctuaire. "Elle commençait à se dégrader rapidement, tout comme certains joints de maçonnerie," déclare-t-il. Les travaux réalisés permettront de sécuriser le bâtiment et d'assurer la continuité de son utilisation pour la prière.
Un sanctuaire populaire
Pas moins de 4 millions d'euros ont été alloués à ce vaste projet, financé principalement grâce à la générosité de donateurs enthousiastes. Ce lieu, qui revêt une importance spirituelle et culturelle, attire annuellement un grand nombre de visiteurs, y compris des groupes venus des quatre coins du globe. "Nous accueillons des fidèles de pays aussi lointains que la Corée", souligne Don Patrick Pinard-Legry, chargé de l'accueil des groupes. "Il est vital de préserver ce patrimoine pour les générations futures." Les prévisions indiquent que le chantier s'étendra sur deux à trois ans, phase durant laquelle le sanctuaire continuera d’accueillir ses visiteurs.







