L'année 2025 s'annonce difficile pour les salles de cinéma en France, avec une chute significative de la fréquentation par rapport à 2024. D'après les données du Centre national du cinéma (CNC), environ 157 millions de billets ont été vendus dans les salles obscures françaises, un chiffre alarmant en dessous des 181 millions de l'année précédente.
Richard Patry, président de la Fédération française du cinéma et PDG de Noé Cinéma, offre une perspective sur cette tendance préoccupante. Lors d'une interview accordée à ICI Normandie le 2 janvier, il souligne l'importance de comprendre les causes de cette diminution et d'agir rapidement pour revitaliser l'industrie.
Les experts s'accordent à dire que plusieurs facteurs ont contribué à ce déclin. La concurrence accrue des plateformes de streaming, combinée à une offre de films moins séduisante dans les salles, a modifié les habitudes des spectateurs. De plus, des événements mondiaux comme la pandémie de COVID-19 ont durablement affecté le secteur, comme l'explique le rapport de la Commission européenne sur le cinéma en Europe.
Afin de contrer cette tendance, des initiatives visant à promouvoir le cinéma en salle et à diversifier les genres proposés aux spectateurs émergent. Le Festival de Cannes, par exemple, se penche sur de nouvelles manières de attirer les jeunes générations, délaissant souvent les expériences cinématographiques traditionnelles au profit des contenus numériques.
Richard Patry insiste sur la nécessité d'unir les forces du secteur pour redynamiser l'expérience cinématographique. « Il est crucial d'inspirer de nouveaux publics pour retrouver le chemin des salles », déclare-t-il. Le défi pour 2025 sera donc de créer un véritable rendez-vous artistique qui saura séduire et captiver les spectateurs français.







