Pour tout jardinier, le bulletin météo s'avère crucial, car les activités au jardin dépendront des températures et des précipitations annoncées. Chaque année, les prévisions météorologiques saisonnières sont élaborées, mais leur fiabilité soulève des interrogations persistantes.
Comment sont réalisées les prévisions météo saisonnières ?
Météo-France, un établissement public sous la tutelle du ministère de l'Environnement, a pour mission d'anticiper les phénomènes météorologiques dangereux. Cette organisation collabore avec d'autres agences météorologiques sur des échelles européenne et mondiale.
Les prévisions saisonnières sont générées à l'aide de modèles informatiques sophistiqués, qui se basent sur des équations mathématiques et des données fournies par des institutions similaires à Météo-France à l’étranger. Ces modèles jaugent non seulement l'évolution de l'atmosphère, mais aussi celle des océans et des glaces marines, afin d'offrir une synthèse fiable, laquelle sert de fondement à leurs bulletins de prévision classique.
Ces prévisions s'inscrivent dans un cadre plus large, tel que celui de l'Europe de l'Ouest, sur une période de trois mois, permettant d'anticiper si la saison à venir sera plus froide, pluvieuse, chaude ou sèche que lors des périodes passées. Toutefois, il est crucial de noter que ces prévisions ne peuvent pas estimer des événements extrêmes comme des canicules ou des vagues de froid exceptionnelles.
La fiabilité des prévisions météo saisonnières
En tant que prévisions, ces dernières reposent sur l’anticipation et la prospective, et par conséquent, elles ne peuvent pas atteindre une fiabilité totale. Statistiquement, leur précision est moindre pour les précipitations que pour les températures. De plus, elles se montrent moins exactes concernant les températures estivales que les hivernales. Pour l’Europe de l’Ouest, leur précision semble chuter, tandis que des résultats plus fiables sont observés pour d'autres zones, notamment le Pacifique.
Météo-France s'engage à améliorer la fiabilité de ses prévisions. Pour ce faire, l'organisme concentre ses efforts sur l'optimisation de son modèle atmosphérique Arpege-climat et du système couplé CNRM-CM, qui est essentiel pour établir des scénarios climatiques précis.







