Élu président de la Métropole ce vendredi 24 avril, le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a tracé les contours d'une nouvelle majorité, regroupant 12 vice-présidents, tous maires de droite ou du centre, tout en intégrant des socialistes dans le cadre d'un projet de mandature. Ce changement intervient plus d’un mois après la victoire de Cazenave aux élections municipales.
Doyen de l’hémicycle, le Talençais Alain Cazabonne a proclamé les résultats du vote : « Nombre de bulletins : 104. Blancs ou nuls : 20. Suffrages exprimés : 84. Monsieur Cazenave, qui a reçu 84 voix, est donc élu président de notre assemblée. » L'acclamation a salué sa nomination, marquant la fin d'une séquence électorale qui voit les maires socialistes s'associer au nouveau gouvernement, fondé sur un projet métropolitain, malgré les réserves de certaines figures politiques.
Thomas Cazenave a présenté sa gouvernance comme éloignée de l'ancienne cogestion entre élus de droite et de gauche, plaçant plutôt son mandat sur un projet métropolitain bien structuré et collaboratif. Pierre Hurmic, l'ancien maire écologiste, a décidé de s'éloigner en démissionnant, une décision qui marque un tournant dans la dynamique politique locale. Pour Cazenave, la synergie avec les socialistes représente un objectif de gouvernance inclusive. « Ce projet de mandature est le fruit d’un travail collectif, il fixe un cap clair pour notre territoire », a-t-il souligné, incitant les élus à l'appuyer.
Vote inédit soulignant l'importance du projet
Ce projet a été soumis au vote d'une manière inhabituelle, intégrant dix thématiques sur plusieurs pages. Avec 89 pour et 15 contre, les socialistes et apparentes ont confirmé leur participation active à cette nouvelle majorité. Ce vote a permis de structurer les rôles au sein de la Métropole, avec 18 vice-présidences dont la majorité, 12, attribuées à des élus de droite et du centre, et parmi elles, 11 majoritaires socialistes.
Pas un ralliement politique, assure Christine Bost
Christine Bost, ancienne présidente socialiste, a tenu à préciser que ce n'était pas un ralliement politique, mais plutôt un accord pragmatique en faveur de l’intérêt métropolitain. Elle a décliné des priorités communes, notamment autour de la question de la LGV. « Nous serons toujours exigeants, mais constructifs », a-t-elle affirmé, ajoutant que les enjeux d'une gouvernance partagée nécessitent une vigilance constante.
Les préoccupations de représentation, notamment au niveau féminin parmi les vice-présidents, ont également été soulignées, mettant en avant l'importance d'inclure une diversité de voix dans le processus décisionnel.
Vers un nouvel élan pour Bordeaux
En conclusion, Thomas Cazenave a affirmé que les inquiétudes soulevées par ses opposants relèvent davantage d'un souci de charge de travail que d'un désaccord idéologique profond. « Nous sommes ici pour travailler ensemble, c’est un bon début », a-t-il déclaré. L’horizon de cette nouvelle gouvernance pourrait bien éclaircir la voie vers un avenir partagé pour Bordeaux Métropole.







