Jusqu'à fin octobre, la batterie d'Azeville, située entre Montebourg et Sainte-Mère-Église, accueille l'exposition "Laisse béton". Cette initiative met en lumière le patrimoine militaire et les vestiges encore visibles de la seconde guerre mondiale dans le Cotentin, allant d'Utah Beach à La Hague.
Cette exposition comprend 27 photos marquantes réalisées par David Daguier, photographe du conseil départemental de la Manche, et est répartie sur sept cubes exposés en plein air.
"Nous avons voulu élargir le sujet en intégrant les divers aspects du patrimoine militaire que nous avons ici en Normandie", explique Mathieu Delamotte, médiateur culturel à la batterie d'Azeville. De nombreuses structures comme des casemates, des murs anti-chars et des éléments de ports artificiels sont autant de témoins silencieux du passé, marquant à la fois l'occupation allemande et les combats pour la libération.
témoins silencieux
Les vestiges tels que la batterie de Caqueret à Vicq-sur-Mer et différents bunkers dans le quartier des Couplets à Cherbourg témoignent d'une époque révolue. "Nous avons de nombreux bunkers, mais aussi ces bornes d'amarrage qui parlent de l'histoire de ceux qui ont travaillé sur le port pendant l'été 1944," précise Delamotte. Ces constructions rappellent l'engagement des soldats et des prisonniers requis pour la réalisation de la grande fortification qu'était le Mur de l'Atlantique.
L'exposition pose également des questions cruciales : que faire de ces vestiges ? Certains sont laissés à l'abandon, envahis par la nature, tandis que d'autres, comme ceux de la batterie d'Azeville, sont valorisés. D'autres encore ont été transformés en complexes résidentiels.
Cette exposition accessible dans le cadre de la visite de la batterie d'Azeville est incluse dans le prix d'entrée : 8 € pour les adultes, 4 € pour les enfants de 7 à 18 ans, et des tarifs réduits pour les familles. La batterie d'Azeville ouvre ses portes jusqu'au 1er novembre 2026.







