Le timeshare, un concept immobilier populaire dans les années 80, revient souvent sur le devant de la scène. Si l'idée de posséder une semaine de vacances dans une résidence de tourisme semble alléchante, de nombreuses annonces incitant à racheter ces semaines pour quelques centaines d’euros sont à prendre avec des pincettes. Découvrons ensemble pourquoi il est essentiel d’approcher le timeshare avec prudence.
Qu'est-ce que le timeshare ?
Le timeshare, souvent confondu avec la multipropriété, consiste en l'acquisition d'une ou plusieurs semaines de vacances dans une résidence spécifique. L'acheteur bénéficie d’un droit d'utilisation fixé par contrat. Bien qu'il soit possible d'échanger ces semaines via des bourses d'échange, cette option a ses limites. En effet, la popularité de ces échanges a chuté, car de nombreux propriétaires ont pris soin de ne pas inscrire les périodes les plus demandées.
Ce que dit la loi
En France, le timeshare est encadré par la loi n° 86-18 du 6 janvier 1986, stipulant que les acquéreurs ne deviennent pas propriétaires du bien, mais détenteurs de parts dans une société civile immobilière (SCI). Cela signifie que jusqu'à 52 associés peuvent partager un même bien, et chacun est responsable des charges. La loi a été complétée en 2009, permettant à un associé de se retirer sous certaines conditions, mais cela n’est pas toujours aisé. Il est important de noter que cette législation ne s'applique pas aux biens situés à l'étranger.
Inconvénients et difficultés
Les personnes souhaitant se libérer de leur timeshare font souvent face à de nombreux obstacles. La difficulté de vendre leur part se pose, surtout si d’autres associés ne sont plus en mesure de régler les charges. Les frais juridiques pour une assignation peuvent être considérables, sans compter le processus complexe de réunir l'ensemble des associés. En cas de décès, les héritiers disposent de deux ans pour refuser la succession, après quoi les pertes financières peuvent être significatives.
Pourquoi le timeshare peine à séduire
Le temps où le timeshare permettait des échanges globaux et flexibles est révolu. Aujourd’hui, les options de voyage à bas prix, incluant vol et hébergement, rendent cette solution moins attrayante. En outre, les coûts annuels, sans compter les frais d’échange, peuvent compliquer la rentabilité de l’investissement.
Que doit inclure un contrat de timeshare ?
Avant d'investir, un contrat de timeshare doit être soigneusement lu. Il doit contenir :
- Les coordonnées du professionnel et la dénomination sociale de la société
- Une description précise de la propriété associée
- La période d'utilisation
- Le coût total de l'acquisition
- Les détails concernant la résiliation du contrat
Circonstances particulières de désengagement
Au-delà des solutions de revente ou des décisions judiciaires, il existe des cas spécifiques permettant de quitter le timeshare, notamment :
- Avoir des revenus très faibles
- Être empêché d'accéder à la résidence
Sachez qu'après la signature, un délai de rétractation de 14 jours s'applique, sauf pour les biens hors de l'Union européenne. Lisez toujours les termes en détail pour éviter des engagements indésirables.







