Traditionnellement préféré par les Français, le chèque est en déclin. En matière de sécurité, de rapidité et de commodité, il présente davantage d'inconvénients que d'avantages. Voici pourquoi il est impératif de s'en défaire.
C'est un moyen de paiement peu sécurisé
D'après le dernier rapport de l'Observatoire de la Sécurité des Moyens de Paiement (OSMP), publié en juillet, les fraudes liées aux chèques ont augmenté de 20 % l'année dernière, alors que leur usage a baissé de 10 %. Ainsi, les chèques sont désormais la cible principale des escroqueries en France. Les arnaques les plus répandues incluent le détournement de chèques perdus ou volés, signé de façon frauduleuse ou modifiés. Les faux chèques également posent un problème, car leur authentification demeure complexe. N'oublions pas que, n’étant pas sécurisés par un code ou un cryptogramme, les chèques demeurent accessibles aux fraudeurs.
Un moyen de paiement à la traîne
Au-delà de sa sécurité fragile, le chèque est lent. L'émetteur dispose d'un an et huit jours pour que le bénéficiaire l'encaisse, rendant la gestion de budget compliquée. Ainsi, l'utilisateur doit constamment surveiller son compte pour éviter un découvert. À l'ère des paiements instantanés et sécurisés, il devient impossible d’ignorer les désavantages du chèque.
Son utilisation est de plus en plus restreinte
Dans de nombreux commerces ainsi que chez les professionnels de santé, des panneaux affichant : "Nous n'acceptons plus les chèques" deviennent fréquents. Certains commerçants n'acceptent les chèques qu'au-delà d'un certain montant. Cette tendance découle clairement des risques liés aux chèques falsifiés ou sans provision, couplée à une montée des paiements numériques. De plus, certaines banques commencent à limiter leur offre de chèques, comme le Crédit Agricole qui propose un mini-chéquier dans son forfait de base et ING qui l'a complètement supprimé dans son offre gratuite.







