Le Premier ministre a clairement affirmé que l’âge légal de départ à la retraite restera fixé à 62 ans. Cependant, pour encourager les Français à travailler plus longtemps, un "âge d’équilibre" à 64 ans sera instauré. Au-dessous de cet âge, les pensions seront minorées, créant ainsi des incitations financières pour prolonger la vie active.
La réforme et la génération 1960
Lors de la présentation du projet de réforme des retraites, le Premier ministre a souligné que, bien que l'âge légal reste à 62 ans, la génération née en 1960 sera directement impactée à partir de 2022. La responsabilité incombera aux partenaires sociaux de convenir des étapes qui permettront d'atteindre cet âge d'équilibre d'ici 2027. En l'absence d'accord, la loi imposera des ajustements.
Pour la génération 1960, cela signifie un report de quatre mois pour obtenir une retraite à taux plein, sous peine d'une décote de 5 % par an. Les générations suivantes subiront également des allongements similaires, la génération 1961 devant travailler huit mois de plus, et la 1962 un an.
L'âge pivot et ses conséquences
Il est crucial de comprendre que la notion d'âge d'équilibre ou de décote n'est pas inédite en France. Actuellement, si une personne commence à percevoir sa retraite sans avoir acquis tous ses trimestres, elle subira déjà une réduction. Dans le secteur public, un âge pivot est également en vigueur, entraînant une diminution des pensions pour ceux qui partent avant cet âge. Le système Agirc-Arrco a également instauré un malus temporaire pour décourager les départs anticipés.
Ces mesures visent un objectif commun : inciter les Français à rester sur le marché du travail plus longtemps, alors que près d'un salarié sur deux âgé de plus de 55 ans est sans emploi.







