Selon une étude présentée au Congrès de la Société européenne de cardiologie (ESC), la consommation de 1 à 3 tasses de café par jour offre des avantages significatifs pour le cœur. Ce rapport, lié à la santé cardiovasculaire, met en lumière les effets bénéfiques potentiels liés à cette boisson quotidienne.
Un cœur en meilleure santé grâce au café
Des recherches ont montré que boire jusqu'à trois tasses de café quotidiennement est lié à une baisse du risque d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de maladies cardiaques mortelles. L'étude, menée sur plus de 468 000 participants sans antécédents de maladies cardiaques, a suivi ces personnes sur une durée moyenne de onze ans. Les résultats ont révélé que ceux qui consomment modérément du café présentent un risque de décès lié aux maladies cardiovasculaires réduit de 17 % et un risque d'AVC diminué de 21 % par rapport aux non-buveurs.
Le Dr Judit Simon, du Centre cardiaque et vasculaire de l'Université de Budapest et chef de projet de l'étude, a ajouté que les analyses d'imagerie montrent que les buveurs réguliers de café ont des cœurs mieux dimensionnés et plus efficaces, suggérant que le café pourrait atténuer les effets néfastes du vieillissement cardiaque.
Impact prouvé : jusqu'à 30 % de moins de risques
En parallèle, une méta-analyse de plus de 200 études, conduite par des chercheurs de l'Université de Southampton, avait déjà mis en évidence que la consommation de 3 à 4 tasses de café pourrait réduire le risque d'AVC de 30 %, celui de cardiopathie coronarienne de 16 %, ainsi que la mortalité liée à ces maladies. Cette analyse, publiée dans le British Medical Journal, conclut que les bénéfices du café sont généralement plus nombreux que les inconvénients potentiels, le professeur Paul Roderick, co-auteur de l'étude, soulignant qu'une consommation modérée semble offrir un équilibre bénéfique pour la santé.
Sources :
Light-to-moderate coffee drinking associated with health benefits, ESC 2021, août 2021
Scientists wake up to coffee’s benefits, British Medical Journal, novembre 2017







