Né au Japon, le surimi suscite de nombreuses interrogations concernant sa composition et ses bienfaits. Quels sont les véritables enjeux nutritionnels de cet aliment à base de poisson ?
Surimi : une tradition ancienne
Contrairement à certaines idées reçues, le surimi n'est pas une invention récente. Ses ancêtres, le kamaboko, remontent à plus de quatre siècles au Japon. Ce dernier consistait en une pâte de poisson travaillée avec du sel et cuite à la vapeur, témoignant de l'ingéniosité des méthodes de conservation alimentaire.
Fabrication des bâtonnets de surimi : La préparation commence par le rinçage et le mixage de chair de poisson blanc, que l'on associe ensuite à divers ingrédients comme des blancs d'œufs, de l'amidon (fécule de pomme de terre, tapioca), de l'huile (souvent de colza), et quelques épices. Pour la touche de couleur, un extrait de paprika est parfois ajouté. Cette pâte est ensuite cuite à la vapeur, façonnée, puis conditionnée en bâtonnets savoureux. Certains ajouts, comme des polyphosphates ou du glutamate monosodique, visent à améliorer la texture et le goût.
Surimi : comprendre les étiquettes
Il est crucial de porter une attention particulière aux additifs présents dans les produits. Il est recommandé d'éviter ceux contenant du glutamate, responsable de réactions allergiques potentielles, ainsi que les polyphosphates. En termes nutritionnels, privilégiez les variantes riches en protéines et à faible teneur en lipides.
Peut-on remplacer le poisson par du surimi ? Pour obtenir l'équivalent d'une portion de poisson (environ 20g de protéines), il faudrait consommer jusqu'à 250g de surimi, soit environ 15 bâtonnets. Si l'on ne prend qu'une portion de 100g, la quantité de protéines sera insuffisante. Il est conseillé de compléter avec d'autres sources de protéines, comme un œuf ou un yaourt. En outre, le surimi est souvent plus salé que le poisson traditionnel, ce qui peut impacter notre santé à long terme, et il n'offre pas le même apport en oméga-3 ou en minéraux. Cependant, c'est une option agréable pour l'apéritif, lors de pique-niques, ou en train de grignoter entre les repas, bien plus saine que des chips ou des barres chocolatées.
- 1. Dans une salade de riz avec une sauce à l'aneth et au yaourt.
- 2. En pâtes avec de la sauce tomate et des miettes de thon.
- 3. En omelette avec des grains de maïs, façon tortilla.
- 4. En gratin de poireaux préparé avec une sauce Béarnaise.
- 5. En quiche, avec des carottes.
- 6. En miettes pour rehausser un potage de légumes.
- 7. En tartinade, mélangé avec du fromage frais et des herbes aromatiques.
Surimi : un choix adapté pour les enfants ?
Avisé de par sa texture moelleuse et son goût doux, le surimi séduit de nombreux enfants. Toutefois, il est essentiel de ne pas le considérer comme un substitut direct au poisson. Bien que certains enfants ne consomment pas toujours leurs portions recommandées, il est préférable de l'intégrer occasionnellement dans leur alimentation, notamment pour compléter un repas léger. De plus, il convient également aux femmes enceintes, car le surimi est cuit et n'engendre pas de risques de transmission de la toxoplasmose ou de la listériose.
Consultante spécialisée : Béatrice Benavent-Marco, diététicienne-nutritionniste en Charente-Maritime.







