Lorsqu'un conjoint décède, l'époux survivant peut prétendre à une pension de réversion, qui représente une partie de la retraite de la personne disparue. Cette allocation est conditionnée par certains critères que chaque régime de retraite fixe.
Qu'est-ce qu'une pension de réversion ? Qui y a droit ?
La pension de réversion est une aide financière destinée aux survivants, permettant de compenser en partie la perte de revenus liée au décès du conjoint. Pour en bénéficier, il faut généralement avoir été marié avec le défunt et avoir atteint un âge minimal, souvent 55 ans. Un point crucial : les couples pacsés ou en concubinage ne sont en général pas éligibles.
Les conditions de ressources sont également à prendre en compte. Pour un bénéficiaire seul, les revenus annuels ne doivent pas dépasser 24 710 €, tandis que pour un couple, ce plafond est porté à 39 536 €. En cas de dépassement, le montant de la pension est ajusté en conséquence.
Cumuler plusieurs pensions de réversion
Il est possible de bénéficier de plusieurs pensions de réversion dans certains cas. Par exemple, si le conjoint décédé avait exercé plusieurs métiers soumis à des régimes de retraite différents, l'époux survivant peut demander une pension à chaque régime. Par ailleurs, si le défunt avait été marié plusieurs fois, la loi permet aux ex-conjoints de recevoir également une part de la pension de réversion, même si cela implique un partage entre héritiers basé sur la durée de chaque mariage.
Réglementation dans la fonction publique
La situation est différente pour les agents de la fonction publique. Il leur est interdit de cumuler deux pensions de réversion provenant de régimes différents. De plus, remariage, pacs ou concubinage entraînent la suspension de la pension de réversion, tant pour l’époux survivant que pour ceux des ex-conjoints.







