En vertu de sa politique de neutralité, la Suisse a récemment annoncé la suspension de ses exportations d'armes vers tous les pays participants au conflit avec l'Iran, incluant les États-Unis. En 2025, la Confédération helvétique avait réalisé pour environ 94,2 millions de francs (soit 104 millions de dollars) de ventes d'équipements militaires à Washington, dont des composants clés destinés à l'armement.
Le Conseil fédéral a précisé que "l'exportation de matériel de guerre vers les pays impliqués dans l'hostilité envers l'Iran ne pourra pas prospérer tant que le conflit perdure". Cette suspension s'inscrit dans un cadre plus large de projets militaires pour la Suisse, laquelle reste attachée à son statut de neutralité.
En effet, la Suisse a précédemment rejeté des demandes de survol de son territoire par des avions militaires américains liés à ces opérations, invoquant son droit à la neutralité (source: RTS). Depuis l'escalade des tensions fin février 2026, aucune nouvelle demande d'exportation n'a été validée, et le gouvernement suisse a également étendu l'interdiction à Israël, où les exportations d'armement sont bloquées depuis plusieurs années.
"À l'heure actuelle, les exportations de matériel de guerre vers les États-Unis ne peuvent pas être autorisées", a follement précisé un représentant du gouvernement.
Des experts ont été désignés pour examiner régulièrement la situation et évaluer si la politique d'exportation devait être ajustée, toujours dans le respect du droit international relatif à la neutralité. Ce développement souligne la tension croissante dans la région, alors que le contrôle des armements devient un enjeu majeur sur la scène diplomatique mondiale (source: Le Temps).







