Vendredi 20 mars, les tensions au Moyen-Orient s'intensifient alors que l'Iran cible des infrastructures clés des pays du Golfe. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exprimé l'espoir que cette guerre "finisse plus tôt que prévu", bien que les États-Unis restent prudents dans leurs déclarations. Midi Libre fait le point sur la situation au 21e jour du conflit.
Des frappes qui secouent le Golfe
Le conflit se poursuit avec des attaques de missiles, le Koweït et les Émirats arabes unis signalant des représailles contre les frappes iraniennes. L’Arabie saoudite, quant à elle, a rapporté que six drones ont été interceptés. L’attaque la plus préoccupante a été celle qui a ravagé la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, causant des perturbations majeures dans la production pétrolière, selon l'agence de presse koweïtienne.
Des incidents similaires se produisent à Bahreïn où le ministère de l’Intérieur a indiqué qu'un entrepôt a été incendié suite à une "agression iranienne". Heureusement, cet incident ne fait pas de victimes, indiquant une gestion rapide de la situation.
Les Émirats ciblent un réseau présumé lié à Téhéran
Dans une réaction déterminée, les Émirats arabes unis ont arrêté cinq personnes soupçonnées d’appartenir à un "réseau terroriste" affilié à l'Iran et à Hezbollah, selon l'agence Wam. Ces arrestations font partie d'une stratégie visant à protéger l'économie nationale et assurer la stabilité face à la menace extérieure.
En parallèle, le président libanais a pressé pour une trêve, alors que le conflit a causé la mort de plus de 1 000 personnes au Liban, dont 118 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.
Des marchés perturbés et des craintes économiques
Sur le plan économique, le cours du pétrole a connu des fluctuations dramatiques, le baril de Brent redescendant sous les 107 dollars, un niveau bien éloigné des 70 dollars d'avant le conflit. Les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont commencé à libérer des réserves stratégiques pour stabiliser les marchés, tandis que les réactions boursières restent agitées avec des pertes modérées à Wall Street.
Initiatives pour sécuriser la navigation
Emmanuel Macron a évoqué la création d'un cadre onusien pour sécuriser le détroit d'Ormuz, un point névralgique pour le transport maritime mondial. Plusieurs nations, y compris la France et le Royaume-Uni, ont exprimé leur volonté d’agir pour protéger ce passage crucial suite aux fermetures imposées par l'Iran.
Appels à la désescalade
Les dirigeants européens ont appelé à un moratoire concernant les frappes sur les infrastructures énergétiques, soulignant l'importance de la protection des civils et des infrastructures vitales. Emmanuel Macron avait déjà discuté de ces préoccupations avec Donald Trump, qui a demandé à Israël d'éviter de frapper des infrastructures en Iran.
Des affirmations israéliennes sur l'Iran
Benjamin Netanyahu a affirmé que, 20 jours après le début des hostilités, l'Iran avait perdu sa capacité à enrichir de l'uranium et à produire des missiles balistiques. Toutefois, le ministre américain de la Défense a déclaré qu'aucun calendrier pour la fin des hostilités n'avait été établi, laissant planer une incertitude sur l'évolution future de la situation.







