Ce jeudi, 19 mars, un incident alarmant a eu lieu dans le sud du Liban où deux journalistes de Russia Today (RT) ont été blessés lors d'une frappe israélienne. Le missile s'est abattu à quelques mètres d'eux alors qu'ils filmaient un duplex dans une zone en conflit. Les images choquantes ont vite circulé sur les réseaux sociaux, suscitant l'indignation.
Les journalistes, visiblement en danger, ont réussi à échapper à des blessures graves. RT a rapporté que l'attaque a été soigneusement orchestrée, Marija Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, accusant Israël d'avoir mené une "attaque ciblée" contre des professionnels clairement identifiables et sans installations militaires à proximité.
Des blessures surviennent dans un contexte de tension
En effet, ce contexte est marqué par une opération militaire d'Israël contre le Hezbollah, soutien de l'Iran. Steve Sweeney, le journaliste frappé, portait un gilet de presse au moment de l’événement. Lui et son caméraman ont essuyé des blessures mineures, surtout dues à des débris. Sur les réseaux sociaux, Sweeney a exprimé sa gratitude envers les équipes médicales libanaises pour leur aide rapide après le bombardement.
Dans un tweet, il a remercié l'hôpital Jabal Amel à Tyr, saluant le dévouement du personnel médical, tout en déplorant que plus de 30 secouristes aient perdu la vie dans ce conflit.
Les déclarations de l'armée israélienne
En réponse, l’armée israélienne a nié toute intention de cibler des journalistes. Elle a affirmé avoir donné des instructions pour l'évacuation en temps opportun de la zone où se trouvait l'équipe de RT avant de procéder à ses frappes. Toutefois, cette version est contestée par Sweeney, qui a déclaré n'avoir reçu aucun avertissement avant l'attaque.
Ce cas soulève d'importantes questions sur la sécurité des journalistes dans les zones de guerre. En 2025, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a rapporté que deux tiers des 129 journalistes tués dans le monde l'année dernière l'avaient été sous la responsabilité des forces israéliennes.
Ce drame souligne les dangers auxquels sont confrontés les reporters sur le terrain, qui continuent de documenter des enjeux cruciaux dans des environnements hostiles. Les instances internationales et les journalistes expriment l'urgence d'une protection accrue pour ceux qui travaillent en première ligne.







