Le vice-président du syndicat des artisans taxis de la Manche, Jean-Louis Françoise, lance un cri d'alarme. Il exhorte les chauffeurs de taxi, les routiers, les marins-pêcheurs et toutes les professions du secteur à se rassembler pour solliciter un gel des prix du carburant, redoutant une augmentation mensuelle des frais de fonctionnement de 350 euros.
« Il faut un mouvement de masse, pas une profession par-ci, une profession par-là », s'agace-t-il face à une situation devenue insoutenable. Avec le gasoil à 2 euros le litre, les chauffeurs de taxi subissent des pertes de 200 euros par mois ; cette perte peut atteindre 350 euros si le prix grimpe à 2,2 euros. « Nous devons rogner sur nos marges, étant donné que nous ne pouvons pas répercuter la hausse sur nos tarifs, les révisions ne s'effectuant qu'une fois par an avec la préfecture », explique Jean-Louis, également chauffeur à Pont-Hébert.
Un mouvement de contestation est donc envisagé. « Les routiers ont déjà manifesté et la situation devient critique pour les marins-pêcheurs », précise-t-il. Jean-Louis appelle toutes les professions affectées par cette flambée à se rassembler, même les particuliers, tels ceux qui se chauffent au fioul ou utilisent leur véhicule pour se rendre au travail. « Tout le monde est concerné ! » Cependant, selon lui, la mise en place de blocages ne serait pas une solution viable. « Les exemples passés comme celui des Gilets Jaunes n’ont pas montré de résultats concrets », sous-entend-il.
Un besoin urgent de protection des professions touchées
En plus de cette mobilisation, le syndicaliste interroge également le rôle des députés, leur demandant de voter une loi pour geler les prix. « L'Assemblée nationale est censée protéger le peuple français. Si le gouvernement continue de prélever 55% de taxes sur le gasoil, cela soulève des questions », s'inquiète Jean-Louis, mettant en garde sur l'impact de cette situation difficile pour les jeunes chauffeurs qui s’installent et, souvent, doivent contracter des prêts conséquents.
Alors que ces professions se battent pour leur survie, l’unité apparaît comme leur meilleur atout pour faire entendre leurs voix face à des décideurs peut-être trop éloignés de la réalité du terrain.







