À la découverte de la valeur d'une cravate Hermès en Loir-et-Cher

Une cravate Hermès fait débat : quelle est sa valeur aujourd'hui ?
À la découverte de la valeur d'une cravate Hermès en Loir-et-Cher
Une cravate aux motifs dits « Couronne », créé par Julie Abadie à la fin des années 1960. © Photo Rouillac

Cette semaine, Nathalie, l’une de nos fidèles lectrices, nous soumet une cravate de la renommée maison Hermès pour expertise. Une occasion précieuse pour Philippe Rouillac, notre commissaire-priseur, d’éclairer son origine et sa valeur.

Ce samedi, nos amis anglais auront l'opportunité d'assister au prestigieux Grand National de steeple-chase. Cet événement, organisé à Aintree, près de Liverpool, est une date incontournable pour les amateurs de courses équestres. Les gentlemen rivaliseront d'élégance, tandis que les dames arboreront leurs plus beaux chapeaux.

L'objet que nous allons inspecter pourrait parfaitement s'intégrer à cette ambiance : une cravate en soie aux couleurs bleu et jaune ornée de motifs dorés, attestant de sa provenance Hermès.

La maison Hermès, fondée en 1837 par Thierry Hermès, est initialement dédiée à la fabrication d'articles de cuir pour cavaliers, ce qui explique son emblème, une calèche tirée par un cheval. Au fil des ans, elle s'est orientée vers la mode, créant des pièces iconiques comme les sacs Birkin et Kelly, qui ont été réalisés pour des célébrités. En 1925, elle se lance dans la mode masculine, et dans les années 1930 aborde le vestiaire féminin. La création du fameux "carré Hermès" en 1937, en soie, est un tournant et devient un classique, allant jusqu'à être utilisé comme cadeau diplomatique pour des personnalités telles que Hillary Clinton ou Laura Bush.

Des cravates pour le casino

En 1949, Hermès commence à produire des cravates pour hommes, en réponse à la demande d'un casino à Cannes, où les hommes non cravatés étaient refusés. Les créations d'Henri d’Origny sont colorées et pleines d’humour, inspirées des célèbres carrés. L'un des motifs emblématiques est celui de la "Couronne", dessiné par Julie Abadie dans les années 1960. Il est tout à fait possible que ce modèle ait été acheté dans les années 1980, comme l'indique Nathalie. Pour paraphraser Coco Chanel : « La mode se démode, le style jamais. »

Nathalie, concernant votre cravate, elle est bien conservée, bien que moins recherchée qu'un carré, mais reste un bon investissement. Si vous avez le coffret d’origine, cela pourrait en augmenter la valeur. Nous estimons cet accessoire entre 20 à 30 euros, une belle opportunité pour un article de haute couture.

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