Ce samedi, la ministre de la Culture a fait une halte à Honfleur, un lieu emblématique qui traverse une période délicate. Sur le quai Sainte-Catherine, où la circulation est suspendue depuis le 1er avril, trois immeubles menacent de s'effondrer, suscitant l'inquiétude des habitants et des commerçants. Des travaux de sécurisation ont été lancés rapidement, avec l'espoir de permettre la réouverture des commerces durant l'été.
Avant de se rendre sur place, la ministre avait déjà fait part de sa préoccupation sur son compte X, déclarant : "Avec le préfet, la région, la DRAC Normandie et la ville d'Honfleur, nous accélérons les procédures : le patrimoine, la sécurité et l’activité touristique des Honfleurais sont notre priorité." Cette déclaration démontre l'importance qu'elle accorde à ce dossier.
Des "mouvements intérieurs dans les bâtiments" ont été observés dans les immeubles nᵒ 36, 38 et 40, indiquant des risques potentiels même après des efforts de stabilisation. En raison de cette menace, une décision a été prise de fermer à la circulation certaines rues menant au quai Sainte-Catherine, afin de protéger les passants et faciliter les interventions des équipes de secours.
Des bâtiments consolidés mais pas démolis
Une équipe de spécialistes, dirigée par Charlotte Hubert, architecte des Monuments historiques et membre de l'équipe de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, a été mandatée pour évaluer la situation. Elle a proposé la mise en place d'étaiements, consistant à installer des étais métalliques pour supporter les structures fragilisées. L’idée de démolir ces immeubles a été écartée, favorisant plutôt une approche de consolidation.
Les travaux, débutés le 7 avril, visent à terminer avant le début de la saison estivale afin de limiter l'impact sur le commerce local. En effet, 19 échoppes sont restées fermées depuis le 1er avril, manquant l'afflux de touristes attendu durant les congés de Pâques. Certains commerçants ont été relogés dans des chalets temporaires pour pallier leur perte d'activité.
Pour soutenir cette initiative, l'État et la région Normandie ont mis en place des aides fiscales pour les commerçants affectés, ainsi qu'un système d'indemnisation pour les employés, garantissant deux tiers de leur salaire pendant cette période difficile. La mobilisation des autorités locales et nationales témoigne de l'importance de préserver non seulement le patrimoine architectural, mais aussi le dynamisme économique de cette charmante ville normande.







