Les employés d'une vingtaine de stations du réseau Argedis, associé à Totalenergies, ont décidé de se mettre en grève ce mardi. Cette action, dictée par le syndicat CGT, vise à demander une prime afin d'atténuer l'impact de la montée des prix du carburant sur leur budget. Selon la direction, seulement huit stations sont affectées par ce mouvement, soit environ 4% des établissements du réseau.
"Il n'y aura pas un litre de carburant vendu et les ventes de sandwichs sont également à l'arrêt", a déclaré une porte-parole syndicale à l'AFP.
Cette grève, qui fait écho aux préoccupations croissantes des consommateurs face à des prix à la pompe exorbitants, met en lumière la situation précaire de nombreux salariés du secteur. La CGT souligne que certains d'entre eux dépensent jusqu'à 400 euros par mois en carburant, pour un salaire net d'environ 1.600 euros, rendant ainsi leur situation financière insoutenable.
"Nous portons la tenue Total mais sans le salaire et les avantages"
Sur le site Totalenergies du Mont-Saint-Michel, les accès aux pompes ont été bloqués, et une dizaine de travailleurs d'Argedis ont manifesté à l'intérieur, comme l'a constaté un photographe de l'AFP. Les slogans affichés témoignent d'un ras-le-bol général : "Le prix du carburant nous étouffe, on se bat pour nos salaires" ou encore "Nous portons la tenue Total mais sans le salaire et les avantages". Bien que filiale de Totalenergies, Argedis ne bénéficie pas des mêmes conditions sociales que le reste de l'entreprise.
La direction de Totalenergies a tenté de répondre à cette crise en proposant une prime variant de 15 à 40 euros par mois, en fonction des trajets parcourus. La CGT a qualifié cette offre de "miettes", d'autant plus que le blocage des stations intervient à l'approche des départs en vacances en Île-de-France.
Le groupe, tout en se déclarant "ouvert au dialogue", a également suggéré aux salariés de demander une carte Total, offrant une réduction de 8 centimes par litre. En réponse à la mobilisation, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a souligné sur France 2 que les salariés de Total-> ne reçoivent pas de soutien pour faire face à cette hausse vertigineuse des tarifs. Elle a appelé le gouvernement à ajuster les salaires en fonction des prix.
Pour rappel, TotalEnergies gère un total de 3.300 stations-service sur le territoire français.







