Le maire de Saint-Denis et membre de La France insoumise, Bally Bagayoko, a exprimé son souhait de fédérer toutes les forces de gauche autour de Jean-Luc Mélenchon en vue de la prochaine élection présidentielle. Dans une interview accordée au Monde, il a affirmé sa volonté de rassembler la gauche, déclarant: "Nous avons vocation à rassembler la gauche du PS, les écolos et le PCF, pour nous adresser à l’ensemble de l’électorat de gauche".
Prendre des initiatives avec maires de communes rurales
Ce projet ambitieux se heurte néanmoins à des difficultés, notamment à cause des tensions persistantes entre insoumis et socialistes, qui se sont intensifiées durant les élections municipales. Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, ainsi que Marine Tondelier, la cheffe des écologistes, ont déjà exprimé leur désir d'organiser une primaire sans Mélenchon en tant que candidat.
Malgré ces défis, Bally Bagayoko déclare qu'il est nécessaire de "ressouder le lien entre la popularité des quartiers et le monde rural", en prenant des initiatives avec les maires de communes rurales. Il insiste également sur le besoin de faire entendre la voix des quartiers populaires, qui a été largement éclipsée dans le débat public.
Les primaires: un obstacle ou une nécessité?
Pour Bagayoko, choisir Mélenchon pourrait être essentiel. Il soutient que "lorsqu'on se présente à plusieurs élections et qu'on progresse, cela montre une possibilité de victoire". Toutefois, il critique les initiatives de primaire qui, selon lui, pourraient freiner les avancées de la gauche, affirmant: "Ceux qui organisent une primaire inutile sont des spécialistes de l’échec, et cela nous fait perdre du temps".
Il appelle également à diversifier les figures politiques qui entoureront Mélenchon, pour renforcer l’unité de la gauche. Face aux candidatures déjà déclarées pour la primaire, les divergences au sein du PS témoignent de l'incertitude qui plane sur l'avenir de la gauche pour 2027.
Alors que des figures comme François Ruffin et Clémentine Autain affichent leurs ambitions, d'autres, comme Raphaël Glucksmann et Boris Vallaud, s'opposent à la perspective d'une primaire, plaidant pour une approche plus large.







