"Un touriste peu avisé qui se promènerait sur les îles Britanniques pourrait s'enrichir d'un éventail d'insultes variées dans chaque région où il se rendrait", s'amuse The Guardian. Au cœur de Liverpool, il serait traité de divvy, à Leeds de pillock, et du côté de Portsmouth, il serait un dinlo.” Cette large palette d'insultes a poussé une équipe de chercheurs de l'université de Sheffield à initier un recensement national, comme l'indique la presse britannique le 16 avril.

"L'objectif est de rendre compte de la façon dont les gens s'expriment réellement" au Royaume-Uni en 2026, confirme The Daily Mirror. Face à l'uniformisation de l'anglais due à l'essor de l'intelligence artificielle et la domination des américanismes, "cette étude vise aussi à sauvegarder la richesse des grossièretés régionales", ainsi que la diversité des dialectes britanniques, comme le mentionne The Times. "Il ne s'agit pas de promouvoir la vulgarité", assure le périodique.

Se faire insulter par une carte interactive

En parallèle, plusieurs médias locaux ont sollicité leurs lecteurs pour partager les meilleures insultes de leur région. "Notre ville a un répertoire unique et coloré de jurons que l'on ne retrouve nulle part ailleurs au Royaume-Uni", s'enorgueillit le Liverpool Echo. Les termes soumis à l'étude doivent être spécifiques à une région, ville, voire un village. "Ces mots reflètent l'identité et la culture locale", soutient The Guardian. "Les linguistes souhaitent préserver ce jargon en péril pour les générations futures", complète le Daily Mirror.

Les données recueillies "seront compilées, traitées et partagées à travers le pays", précise The Times. En collaboration avec le collectif artistique Modern Toss, une carte interactive permettra aux utilisateurs de découvrir des insultes typiques selon leur localisation.