Des écoles, des hôpitaux et divers services publics sont perturbeés au Portugal en raison d'une grève des fonctionnaires. Cette mobilisation a pour but de s'opposer à un projet de réforme du Code du travail, porté par le gouvernement minoritaire de droite, dirigé par Luis Montenegro.
La CGTP, la principale confédération syndicale du pays, a organisé cette journée de mobilisation qui culminera avec une manifestation prévue cet après-midi dans le centre de Lisbonne. Le slogan phare de cet événement est : « À bas la réforme du travail ». Comme l’a souligné Tiago Oliveira de la CGTP, des centaines de mesures désastreuses menaceraient les conditions de vie des travailleurs.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement a tenté d’établir un dialogue avec l'UGT, une confédération syndicale plus modérée, mais les résultats restent décevants. Son responsable, Mario Mourao, a affirmé qu'un accord était encore lointain, signalant un profond mécontentement parmi les salariés. La ministre du Travail, Maria do Rosario Palma Ramalho, a cependant déclaré que si les négociations échouaient, le projet serait soumis au Parlement, malgré le manque de majorité.
Les détails de la réforme
Le projet initial vise à simplifier les procédures de licenciement, donner plus de flexibilité aux entreprises et élargir les services minimums en cas de grève. Selon le dirigeant de la CGTP, ces changements risquent d'aggraver la situation des travailleurs.
En réponse à ces préoccupations, des syndicats s'alignent pour renforcer la pression sur le gouvernement. En décembre dernier, une grève générale, organisée conjointement par les deux principales confédérations syndicales, avait déjà eu un impact significatif, marquant une première en douze ans.
Analysant cette situation, certaines voix font écho aux inquiétudes des travailleurs. Marie Claire Lemoine, sociologue spécialisée dans les mouvements sociaux, a déclaré que « la détérioration des droits des travailleurs pourrait engendrer une crise de confiance envers les institutions ». Un sentiment partagé par de nombreux citoyens qui craignent que les réformes ne réalisent un retour en arrière en matière de droits sociaux.







