Un ancien gendarme, affecté à la brigade de Saint-Vaast-la-Hougue dans la Manche, se retrouve face à la justice pour avoir téléchargé 6 500 images pédopornographiques entre 2020 et 2025. Ce dernier, marié à une assistante maternelle, a été suspendu et mis sous contrôle judiciaire en attendant son procès, prévu pour le 4 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Caen, dans le Calvados.
Selon un rapport de Ouest France, les soupçons ont émergé lorsque l'épouse du suspect a décidé de mettre fin à ses contrats de garde d'enfants à domicile. Cette rupture a éveillé les interrogations de certains parents, qui ont ensuite découvert que des enquêtes étaient en cours à l'encontre de cet individu.
Les agences de renseignement ont également joué un rôle crucial dans cette affaire. Le procureur de Caen, Joël Garrigue, a fait savoir que des transactions douteuses en cryptomonnaies avaient attiré l'attention des enquêteurs de la cellule antiblanchiment Tracfin. L'affaire, traitée par une unité spécialisée en cybercriminalité depuis décembre 2025, souligne l'interconnexion entre la technologie et les délits sexuels, un sujet de préoccupation croissante en France.
Des perquisitions menées à son domicile ont permis de découvrir un ordinateur contenant les fichiers incriminés, représentant principalement des préadolescentes et adolescentes, bien qu'aucun contenu mettant en scène de très jeunes enfants n'ait été trouvé. Le suspect, âgé de 38 ans, a reconnu les faits durant son audition, admettant qu'il été impliqué dans cette activité illégale.







