"J’aime beaucoup la rhubarbe qui se récolte en cette saison, mais est-elle toujours comestible?" s'interroge Annabelle. Notre chroniqueur, Alain Baraton, jardinier en chef du domaine de Versailles, lui répond.
Quand ne pas manger de la rhubarbe?
La rhubarbe est une plante fascinante avec une cinquantaine d'espèces, mais toutes ne sont pas savoureuses. La plus commune dans nos jardins est la rhubarbe à côtes vertes. Toutefois, certaines variétés ne sont que décoratives et mieux adaptées aux jardins ornementaux. Parmi celles-ci, citons la rhubarbe de Chine, aux épis rouges, la rhubarbe d'Alexandre avec ses inflorescences blanc-jaune, ou encore la rhubarbe australe, qui arbore un feuillage cuivré. En général, les variétés comestibles présentent un feuillage plus arrondi, contrairement aux autres.
Ne jamais manquer d'eau, c'est la seule exigence de la rhubarbe
Dans le potager, la rhubarbe est prisée pour son faible besoin d'entretien et sa capacité à s'adapter à tous les types de sols. Étonnamment, il a fallu attendre le début du XIXe siècle pour que les horticulturistes commencent à lui accorder une place dans les jardins.
Originaire d'Asie centrale, la rhubarbe a d'abord été recherchée pour ses racines reconnues pour leurs vertus laxatives. Introduite en Europe vers 1570, elle a longtemps été évitée par les jardiniers. Son nom, issu du latin "rheu" (racine) et "barbarum" (barbare), témoigne de cette méfiance initiale. Au XVIIIe siècle, elle est principalement cultivée pour ses propriétés médicinales. Ce n'est qu'avec des croisements effectués par les Anglais que son goût s'est amélioré, favorisant ainsi sa culture.







