Le Palestinien Hicham Harb, l’un des suspects de l’attentat de la rue des Rosiers à Paris en 1982, a été remis à la justice française le 16 avril, après qu'un procès a été confirmé par la Cour de cassation.
Le Palestinien Hicham Harb, suspect clé de l'attentat de 1982, visant la communauté juive, est arrivé le 16 avril soir en France suite à son extradition par les autorités palestiniennes, selon le parquet national antiterroriste (Pnat). « En vertu de la demande d’extradition du Pnat du 30 septembre 2025, Hicham Harb a été remis à la justice française le 16 avril 2026 », a déclaré le Pnat dans un communiqué.
L’extradition de Hicham Harb intervient environ deux mois après que la Cour de cassation a validé la conduite d'un futur procès pour les suspects impliqués dans cet attentat, qui a causé la mort de six personnes. « D'après les instructions du Pnat, Hicham Harb a été placé en rétention après son arrivée à Villacoublay », précise le parquet antiterroriste, notant qu'il a été interpellé par les autorités palestiniennes le 17 septembre 2025.
« Mes clientes se réjouissent de cette extradition, qui ouvre la voie à une audience criminelle impliquant les accusés principaux », a déclaré Romain Boulet, avocat de deux parties civiles. Me David Père, représentant les familles de victimes, a exprimé le souhait que « la procédure judiciaire progresse rapidement », ajoutant que « 44 ans après les faits, c'est bien trop long ».
Le 9 août 1982, six personnes ont perdu la vie et vingt-deux ont été blessées suite à l’explosion d'une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg, suivi d’une fusillade. Cet attentat, connu sous le nom de « l'attentat de la rue des Rosiers », a été attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire d’Abou Nidal.
Un cadre judiciaire singulier
« Le fait qu’une extradition ait pu se faire sans convention formelle entre la France et l’Autorité palestinienne montre un contournement des règles de procédure », a déclaré Me Romain Ruiz, avocat d’un autre suspect. Dans une interview avec Le Figaro en novembre 2025, le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait annoncé que l’extradition de Hicham Harb « était possible grâce à la reconnaissance de l’État de Palestine par la France », accord qui a créé un cadre favorable à cette demande.
Le président Emmanuel Macron a salué cette extradition, remerciant les autorités palestiniennes pour leur coopération dans la lutte contre le terrorisme, comme l’avait engagé le président Abbas. « Cette extradition est une étape importante pour la justice et renforce notre coopération », a déclaré l’Élysée.
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