Dans son édition du 21 mai, la revue scientifique Nature a publié les résultats d'une enquête approfondie menée aux États-Unis. Plus de 6 000 promotions d'étudiants en droit et en économie ont été analysées sur une période de vingt ans. Les conclusions révèlent que les diplômes issus d'établissements mettant l'accent sur la diversité sont associés à des salaires d'entrée plus élevés.
Sur la couverture de Nature, le visuel marquant de Benjamin Franklin, célèbre figure américaine, est revisité par le designer Jasiek Krzysztofiak. Avec un montage créatif, cet art souligne l'importance de la diversité raciale dans l'éducation supérieure, illustrant directement les données de cette étude.
Les chercheurs Debanjan Mitra, Peter Golder, et Mariya Topchy ont mené cette étude en examinant les parcours professionnels de 2 964 MBA issus de 141 écoles de commerce et de 3 386 Juris Doctor provenant de 200 facultés de droit. Ils ont constaté que les diplômés émanant des promotions les plus diversifiées affichaient des salaires initiaux plus élevés, un constat qui apporte une lumière nouvelle au débat sur l'impact des politiques de diversité dans l'éducation.
Des arguments en faveur de l’inclusion
Les chercheurs ont conclu que d'éventuelles politiques visant à promouvoir la diversité, telles que la discrimination positive et les programmes de diversité, équité et inclusion (DEI), non seulement renforcent le capital humain, mais bénéficient également à la société dans son ensemble. Dans le contexte actuel, marqué par des réticences face aux mesures de diversité aux États-Unis, cette étude fournit des éléments chiffrés en faveur de ces politiques.
Les universités pourraient tirer parti de ces résultats pour souligner les avantages économiques liés à la diversité raciale, un atout précieux dans le cadre de la formation des étudiants et dans leurs futures carrières. Comme mentionné par Nature, le potentiel économique de la diversité devrait inciter les institutions à revoir leurs stratégies d'inclusion.







