Leclerc sceptique face aux gestes de Totalenergies pour le plafonnement des prix

Michel-Edouard Leclerc analyse les efforts de Totalenergies pour gérer les prix du carburant.
Leclerc sceptique face aux gestes de Totalenergies pour le plafonnement des prix
Invité du Face à face sur BFMTV/RMC, Michel-Edouard Leclerc a salué le plafonnement des prix mis en place par Totalenergies. Le distributeur a annoncé qu'il garderait le litre de carburant à 1,99 euro pendant le mois de juin.

"Allez faire votre plein à Total et revenez faire vos courses chez Leclerc !" Sur BFMTV, Michel-Edouard Leclerc n’a pas manqué de commenter le plafonnement des prix du carburant annoncé par Totalenergies. À l'occasion de la fête des mères et des pères, le géant pétrolier a décidé de maintenir le litre d'essence à 1,99 euro jusqu'à fin juin, tandis que le diesel sera à 2,25 euros dans ses 3.300 stations-service.

"Pour le moment, il n'y a que lui qui est capable de faire ça, a constaté Michel-Edouard Leclerc. Nous, on serait en vente à perte, ce qui est illégal."

Le président du comité stratégique des centres Leclerc a souligné que, malgré l'initiative de Totalenergies, les marges antérieures à la crise en Ukraine n'étaient pas à négliger. Selon lui, cela ne compense pas les profits réalisés par l'entreprise auparavant en vendant à des prix élevés. Il a ajouté, comme rapporté par Le Parisien, que "au moins, il se rachète une conduite. Je pense que Monsieur Lecornu n'est pas étranger à la décision de Total de proposer ces gestes commerciaux."

Des réflexions sur la dette nationale

En ce qui concerne la nécessité de maintenir le plafonnement des prix, le gouvernement a clairement laissé entendre qu'il serait bienvenu. Toutefois, des discussions autour d'une surtaxation des profits de Total ont émergé, comme l'a noté Roland Lescure, ministre de l'Économie, soulignant que ces mesures visent à réduire le déficit public.

"Laissons ça à après 2027", a répondu Michel-Edouard Leclerc, en défendant une vision plus optimiste de l'économie française. "Le déficit, c'est un sujet important, mais il ne faut pas en discuter avant les présidentielles. La France n'est pas en faillite, et notre économie a des atouts."

Michel-Edouard Leclerc a appelé à la réforme des éléments qui ne fonctionnent pas, tout en mettant en avant les secteurs qui réussissent, tels que le tourisme et l'industrie pharmaceutique. Ses propos se démarquent de l'image plus pessimiste décrite par le ministre, à qui il a objecté avec force.

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